Des traces du cube de la Kaaba dans le culte et la culture hébraïque

Pour paraphraser J. Johns, l’absence d’une preuve n’est pas la preuve d’une absence.

Lors d’un voyage, raconte ibn ‘Abbâs, la caravane dirigée par le Prophète de l’Islam (r) longea la vallée de oued el azraq : « Quel est cet oued, lança-t-il à ses Compagnons ?

  • C’est l’oued d’el azraq, lui assura-t-on.
  • J’ai l’impression de voir Moussa (u) en train de descendre le versant de la montagne les doigts dans les oreilles. Pendant toute la traversée de la vallée, il veillait à lever la voix à la gloire du Seigneur (I) pour faire entendre au loin la formule liturgique du pèlerinage(talbiya). »

Plus loin, poursuit le rapporteur de l’évènement, nous arrivâmes près du versant d’une autre montagne : « comment s’appelle cet endroit, s’enquit l’Élu ?

  • C’est Harsha.
  • J’ai l’impression de voir Jonas fils d’Amitthaï sur une chamelle blanche dont la bride était en fibre ; habillé d’un manteau en laine, il faisait la talbiya en traversant la vallée. »[1]

Une version offre le portrait de Moïse : « Moussa, un homme brun et trapu, était monté d’un chameau roux tenu par une bride en fibre. »[2]

Les textes scripturaires nous apprennent que même Jésus devra s’y rendre à l’occasion de son retour sur terre : « par Celui qui détient mon âme entre Ses Mains, jure le Messager,ibn Mariam va se sacraliser à partir du défilé de Rawha pour entreprendre le grand ou/et le petit pèlerinage. »[3]

Introduction

Kamal Salibi revisite la geste proto-israélite pour la situer au cœur de l’Arabie heureuse dans les vastes plaines d’Asir bordées de montagnes luxuriantes au Sud de l’enclave sacrée de la Mecque. Promu chef du département d’histoire et d’archéologie de l’Université américaine de Beyrouth, c’est avant tout un philologue. Sa démonstration s’appuie essentiellement sur l’analyse linguistique des noms de lieux bibliques. Aussi attrayante soit sa thèse, on n’écroule pas la version officielle sous le simple prétexte qu’elle revêt des énigmes philologiques. En se basant sur les sources coraniques, il soulève notamment l’exactitude du vocable utilisé par le Livre sacré des musulmans pour désigner le Mont Tor, une montagne recouverte de verdure.

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