À la recherche du Vrai Mont Sinaï

Houd Houd c’est moi La Huppe!

Je reviens au rapport, avec un gros dossier sous les ailes, un rapport gros comme une montagne!

Cette montagne, ce n’est pas n’importe laquelle, elle est biblique, elle porte un chapelet de jolis noms : Mont Sinaï, Mont Thor, Mont Horeb, Jabal Al Lawz, Montagne An-Nour, avec autant d’emplacements différents sur une carte : En Égypte, en terres palestiniennes, en Arabie Saoudite et au Yémen! Pourquoi tant de noms et d’endroits pour une même montagne? Parce que, comme souvent en matière religieuse, “la mienne, c’est la bonne!..”

Il faudra pourtant bien s’y résoudre, cette montagne sacrée où Moïse a reçu le Message Divin n’existe qu’en un seul exemplaire, l’original!

Ce texte s’inscrit dans la continuité de l’étude intitulée Le Hijaz, Terre d’origine d’Abraham et des Prophètes Israélites de Tarik Ahmad, qui se trouve quelque part sur ce site. Nous recommandons également notre rapport précédent sur La Terre où coulent le lait et le miel, également sur ce site. Si vous n’avez pas lu ces deux articles, faites le dès maintenant avant de continuer cette lecture, vous risqueriez de ne pouvoir appréhender l’étendue du sujet, puisqu’il est question d’histoire et de géographie des Prophètes, et qu’en matière d’histoire, c’est bien connu, il vaut mieux commencer au début! .

Pour les autres, ceux qui ont déjà lu le texte sur le Patriarche Abraham, sur la Septante, Moussa, Fir’aoun, ceux qui auront déjà goûté au miel et au lait Yéménite, et bien c’est à une “Sacrée” ballade qu’on vous invite ici. Imaginez ça, cette recherche du Mont Sinaï va nous faire démarrer dans la péninsule Égyptienne, pour remonter en terres Palestiniennes, avant de redescendre, un peu plus au Sud, en terres Saoudiennes, pour, dans la dernière étape de ce périple, re-découvrir des terres dont très peu d’entre nous auront entendu parler jusqu’ici, des terres de la “Félix Arabia », oui, des terres Yéménites.

Puisqu’il s’agit d’une grande ballade en milieu montagnard, classée catégorie Grande Randonnée, “GR” comme on dit, prévoyez donc du temps. Dans les montagnes bibliques, le terrain peut parfois être glissant, il faudra donc accepter quelques bifurcations, souvent religieuses, parfois historiques. Ceux qui nous suivront jusqu’au bout, les plus téméraires, auront droit à des pauses, souvent gourmandes, car c’est bien connu, les montagnes bibliques sont une “manne” de délices aux goûts divins!

Pour le “GR du Mont Sinaï”, c’est par ici ⇓ 


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À la recherche du Vrai Mont Sinaï

 

Le choix des Monts commence par le choix des Mots

Où se trouve donc le Mont Sinaï? Pour un début de réponse, s’il en est une définitive, il faut retourner à la langue Arabe, mais pas n’importe laquelle, la langue Arabe du Coran, la parole d’Allah. Les arabophones, en principe, le savent : Si les mots du Coran sont uniques, leur agencement l’est tout autant. Le texte est Divin, il est parfait.

On prête à Ibn ‘Attiyah, le Savant musulman andalou auteur du “Muharrar al Wajiz”, les mots suivants: “Si l’on ôtait un seul mot du livre d’Allah, et que toute la langue Arabe était retournée dans tous les sens pour remplacer ce mot par un autre, cette tache serait peine perdue.”

Chaque mot du Coran est irremplaçable. Si tel mot a été choisi, à tel endroit, c’est dans un but très précis et pas un autre. C’est la règle. Il va donc falloir chercher dans quel but Allah a choisi d’appeler cette montagne par le joli nom de “Tour Sina”.

Cette montagne, d’abord, pourquoi Allah ne l’a-t-il pas nommée Djebel Sina??? Tout le monde sait en effet que djebel signifie montagne. Serait-ce que, comme nous avait prévenu Ibn ‘Attiyah, que Djebel et Tour ne signifieraient pas la même chose?

Dans le Saint Coran, on trouve bien un “Tour”, mais pas de djebel “Sinaï”.

Les lecteurs du Saint Coran le savent : La montagne sacrée où Moussa AS reçoit le Message Divin est toujours un “Tour”, jamais un djebel. Personne n’irait parler de Djebel Sina. À l’appui de cette certitude, le célèbre verset introductif de la Sourate At Tine, Le Figuier:

tour sininTranslittération des deux versets du dessus donne quelque chose comme: V1: Wat tinni wa Zaitoune; V2 « Wa Touris Sinina” (on reviendra sur le double “n” de la fin)

Voici donc où nous en sommes : Dans le Saint Coran, notre montagne porte un nom, c’est toujours un Tour. Poussons l’étude un peu plus loin, et voyons ce que les exégètes du Coran pensent de ce nom.

Que disent les exégèses du Livre Saint?

Voici les conclusions, sur ce point précis, de deux Grands noms de l’interprétation du Saint Coran, Quourtubi et Ibn Kathir:

– Quourtoubi, dans son fameux tafsir, nous dit ceci: “Je dis: Midiane est une Terre Sanctifiée, et c’est le village de Shou’ayb. Et il a été dit que le Tour est une montagne où poussent les plantes. Et que ce qui ne fait pas pousser de plantes n’est pas un Tour.”

– Ibn Kathir donne les explications suivantes: “Dieu jure par ses créations, qui sont des témoignages de Son Pouvoir […] Et le Tour est une montagne sur laquelle poussent les arbres, comme celui où Allah a parlé à Moussa, et où ‘Easa a été envoyé. Et ce sur lequel il n’y a pas d’arbres ne porte pas le nom de Tour, mais s’appelle (simplement) une montagne”.

Mes chers lecteurs, à présent nous l’avons votre distinction : Un Tour est une montagne recouverte de plantes et d’arbres. Elle est donc verte! À l’inverse, si cette montagne est nue, comme un gros caillou, sans verdure, en Arabe, elle portera de nom de djebel. Oui, le djebel est nu!

On se répète? Normal, présentez-vous devant une assistance Arabo-Musulmane, et posez la devinette “Quelle est la différence entre un Tour et un Djebel?” et comptez les doigts levés autour de vous, combien de candidats et surtout, combien de bonnes réponses? Et l’ambiance, surtout, elle est plutôt Tour ou plutôt Djebel?…

Qui osera après cela venir nous dire que la langue du Coran n’est pas claire? On pose la question ici parce que, justement, le sens même du mot Arabe, ‘Arabi, est celui-ci : Clair, sans ambiguïté, sans équivoque, précis, au sens cristallin du terme, dans sa forme, c’est à dire dans les lettres qui le composent, dans la sonorité qu’il produit, comme dans son sens, tout se tient, il est parfait. C’est la règle de base, la racine du mot, construite autour de 3 consonnes, en est l’ossature, sur laquelle d’autres consonnes, et d’autres voyelles, vont se rajouter, pour ainsi donner un sens nouveau au mot. En cela on dira que c’est une langue “complète”.

Le Saint Coran est très clair sur ce point: {2. Nous l’avons fait descendre, un Coran en arabe, afin que vous raisonniez. 3. Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans ce Coran même si tu étais auparavant du nombre des inattentifs.} (Saint Coran, Sourate 12 : V2-3)

Arabi” est l’inverse des langues dites ‘ajami, c’est à dire incomplètes, avec chacune son degré d’imprécisions, on parle ici de toutes les autres langues, car la langue Arabe est la langue originelle, la langue maternelle de l’Humanité, la langue des “Bani Adame” (du genre humain)… Celle à partir d’elle que toutes les autres langues ont pris racine pour plus tard évoluer, chacune de son coté, chacune dans son coin du monde. On conjecture? Pas vraiment, les meilleurs historiens des langues, même anciennes, le confirment aujourd’hui : Toutes les langues prennent leur source dans la langue arabe. (1)

Pourquoi pensez-vous que le Coran ait été révélé en Arabe? Serait-ce parce qu’il est apparu en Arabie, lui conférant un caractère statique? Ou bien parce qu’il s’adresse à l’Humanité entière, dans une vision plus dynamique du texte, afin que chaque génération puisse le comprendre selon son propre stade de développement civilisationnel et ainsi mieux l’appréhender?

On vous avait prévenus, le terrain peut parfois s’avérer glissant, revenons donc à notre chemin, et à notre montagne, et commençons par étudier la première de notre série, la où nous sommes restés, c’est à dire en Égypte, dans la péninsule du Sinaï.

Le Mont Sinaï en Égypte

2(Source: Wikipédia)

Les habitués de la Huppe sont catégoriques : Moussa As (Moïse) et son peuple, les Banou Israïl, n’ont certainement jamais mis les pieds en Égypte, pays où aucun Pharaon n’a jamais régné non plus, et les textes bibliques qui placent l’Exode quelque part entre l’Égypte et la Palestine ne sont que des mythes tirés de la Septante, une traduction grecque de la Bible dont les mots ont été écrits par des mauvais traducteurs.

Si vous pensez qu’on divague, alors il vous est fortement conseillé de retourner aux deux textes cités en introduction (sur le Hijaz) car il est désormais établi, de source archéologique, donc historique, que Moïse et son peuple n’ont jamais vécu en Égypte, et que Fir’aoun n’a jamais été un Roi d’Égypte.

Et puis, est-il bien nécessaire de poser la question : Vous la trouvez comment, vous, la montagne du dessus, verte ou bien nue?

La montagne-candidate Égyptienne aura donc échouée dès les premiers entretiens. Sa participation aux sélections pour le rôle de “Montagne Sacrée” doit donc s’arrêter là. Et puis il commence à faire chaud dans ce désert du Sinaï, on va donc continuer notre chemin, vers des espaces plus cléments, direction la Palestine!

Candidat suivant! Le Mont des Oliviers!

Les tenants de la version Mont Sinaï en terres palestiniennes s’appuient généralement sur le passage coranique suivant :

{20. ainsi qu’un arbre (l’olivier) qui pousse au Mont Sinaī, en produisant l’huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain.} (Saint Coran, S23:V20)

Comme on ne trouve guère d’oliviers dans la péninsule du Sinaï, et qu’ils en existent en grand nombre en Palestine, c’est dans ces terres qu’ils allèrent chercher leur montagne. Là, ils trouvèrent beaucoup d’oliviers, dont certains poussant sur une colline qui surplombe, vous l’aurez deviné, la ville de Jérusalem. Ils l’appelèrent donc le Mont des Oliviers.

Cette méthodologie porte un nom très facile à retenir : La “Divine Providence”!

Et comme souvent face à ce type de choix, cette divine providence aura le mérite de mettre trois personnages d’accord : Le Rabbin qui voit là ses textes “s’exaucer”, le Prélat Chrétien qui, par “Judéo-Christianisme”, ne trouvera rien à y redire, et notre Imam de Palais, qui de peur de laisser filer un “dernier signe” ne pouvait que leur emboiter le pas : L’endroit sera donc d’abord islamique, car les Musulmans, c’est bien connu, le savent depuis le début!

Résultat de cette “Entente Cordiale” aux tons bibliques, le Mont Sinaï ressemblera à la colline du dessous :

3.jpgLe Mont des Oliviers, vu à partir du Mont du Temple (photo datant de 1952)

Petite question d’acuité visuelle, la notre n’étant plus très bonne : La montagne en forme de colline (d’où l’usage du mot “Mont”) en face, vous la trouvez à moitié verte et boisée ou à moitie rocheuse et nue? Si on insistait un peu, on pourrait presque y compter le nombre d’arbres! En tout cas hors de question pour la Huppe d’y faire son nid! L’entreprise serait bien hasardeuse!

Voila où nous conduisent la lecture et l’interprétation strictement biblique du “Mont Sinaï”. Vers une colline à moitié nue, et où la moitié des quelques arbres répartis ici et là doivent leur présence à cette si favorable “Divine Providence”

Nous voici donc dans le même dilemme que celui de la Terre où le lait et le miel coulent à flots : La réalité du terrain, non seulement historique mais aussi physiologique, ne colle pas avec les textes bibliques, encore moins coraniques. Comme dans les études précédentes, il va donc falloir, là aussi, se tourner vers d’autres montagnes, vers d’autres destinations…

C’est ce qu’un certain nombre d’historiens des textes bibliques et des universitaires allaient faire en s’intéressant de près à une autre montagne, au très joli nom de Jabal Al Lawz. Accélérons donc le pas pour y voir de plus près!

Jabal Al Lawz

4

Située au Nord-Ouest de l’Arabie Saoudite, près de la frontière Jordanienne, la montagne Jabal Al Lawz a toujours été la parfaite candidate – selon les critères Hollywoodiens – pour obtenir le rôle de Montagne Sacrée.

C’est vrai qu’elle avait vraiment tout pour décrocher le rôle de “Montagne Sacrée où Dieu parla à Moïse”: Imaginez un peu, son pic, qui culmine à plus de 1850m, présente l’étrange caractéristique d’avoir noirci avec le temps. Comme si un jour, lointain, comprenez biblique, un feu divin – pardon, la Divine Providence – descendit des cieux pour tout y brûler, ne laissant aucune trace derrière lui! Ça ne vous rappelle pas une histoire çà, le fait d’effacer des traces jamais laissées?

C’est vrai que Jabal Al Lawz avait vraiment tout pour décrocher ce second rôle mythique. Mais, très loin de là, dans la cité des magiciens d’Holly Woods [=Bois magique d’où la fameuse baguette des magiciens/sorciers], un Producteur Khazar et son jury Judéo-Chrétien allaient rejeter sa candidature : Jabal Al Lawz se trouvait bien trop éloignée de leur Jérusalem! Et puis, aussi, Al Lawz, ça sonnait trop arabe, “quand même”, même si le nom signifie « Les Amandes » …

Bref, tout ça ne collait pas avec le “script”, encore moins avec l’orientation de l’entreprise, leur lettre de refus se terminait donc par la formule lapidaire, mais connue de tous : “ne correspond malheureusement pas avec les contours du poste à pourvoir”… La suite vous la connaissez : Une poignée d’historiens de la Bible et quelques passionnés continueront de s’y intéresser.

Quel joli nom pourtant, La “Montagne aux Amandes”!

Remarquez, Jabal Al Lawz, elle non plus, elle n’est pas très verte. Elle est même nue, bien nue, pas un seul arbre à l’horizon, ce qui la disqualifie d’emblée, du point de vue de la lettre, l’Arabe, voire Coranique, à cette prétention religieuse qu’on aurait bien aimé, c’est vrai, lui accorder. Mais les faits sont les faits : Jabal Al Lawz ne correspond pas à la montagne que l’on cherche.

Rassurez-vous, on en trouvera d’autres des montagnes avec des jolis noms, et cette fois faites moi confiance, parole de Huppe, ces montagnes seront couvertes d’un beau vert verdoyant, un vert éclatant, aussi vert qu’une étagère de librairie islamique!

Reprenons notre sentier de montagne, car le chemin est encore long. Selon notre carte géographique de la région, il devrait nous conduire plus au Sud, vers la région du Hijaz et du Yémen, vers l’Arabie. Ce chemin, nous dit-on, aurait été, en son temps, emprunté par Saint Paul, l’apôtre. Il nous suffira donc de suivre ses pas!

Sur les pas de Saint Paul, en Arabie

L’apôtre Saint Paul, que certains considèrent comme l’inventeur du Christianisme (2), affirme très clairement dans une de ses correspondances que le Mont Sinaï est en Arabie (on dit qu’il y aurait même séjourné trois longues années). Dans le Nouveau Testament la mention se trouve au Chapitre 4 de l’Épitre aux Galates :

{ 22 Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils ; l’un de la femme esclave, et l’autre de la femme libre. 23 Mais celui de l’esclave naquit selon la chair ; et celui de la femme libre, en vertu de la promesse. 24 Cela doit s’entendre allégoriquement ; car ces femmes sont deux alliances : l’une du mont Sina, qui engendre pour l’esclavage, c’est Agar 25(car le mont Sina est en Arabie) ; et elle correspond à la Jérusalem d’à présent, car elle est esclave avec ses enfants} (Galates 4, V22-25)

Vous avez bien lu : Paul nous dit, au beau milieu de propos allégoriques au sujet de la personne de Hagar, la supposée femme esclave d’Abraham, que le Mont Sinaï est en Arabie! C’est dans le Nouveau Testament. Ouvrez différentes bibles et vous constaterez que les mots seront presque toujours les mêmes: “car le Mont Sinaï est en Arabie”.

Dans notre quête du Mont Sinaï, le passage du dessus est très intéressant, car il nous apprend plusieurs choses:

Paul fait allusion au Mont Sinaï comme d’une montagne en Arabie. Or ce qui porte le nom de Péninsule du Sinaï aujourd’hui n’a jamais fait partie de l’Arabie. En fait, il semblerait même que cet espace n’ait jamais porté ce nom avant le 4ème siècle de l’ère Chrétienne.

Au point où nous en sommes, force est de constater que le Mont Sinaï n’a jamais eu d’emplacement clair puisque l’on compte aujourd’hui pas moins de quatre différents lieux qui convoitent son emplacement en Égypte, en terres Palestiniennes, en Arabie Saoudite, voire même dans le désert du Néguev. Oui, même celle-la ils l’auront osée! (3)

De quoi s’interroger s’il est possible qu’Allah ait délibérément choisi de nous laisser dans une épaisse brume dès lors qu’il s’agit d’identifier cette Montagne Sacrée.. Ou alors, nous sommes-nous déjà perdus au milieu de nulle part, faute de méthodologie adéquate? La réponse à cette énigme se trouve, semble t-il, à la fois dans le Coran et dans un mystérieux passage de la Bible. Sortons donc ces deux Livres, on va s’en servir comme boussoles!

La Bible et le Coran pour Compas

Sourate At Tour, dans le Saint Coran, débute par un Serment D’Allah, il vaut mieux donc bien le lire:

{1. Par Aṭ-Ṭūr! 2. Et par un Livre écrit 3. sur un parchemin déployé! 4. Et par la Maison peuplée! 5. Et par la Voûte élevée! 6. Et par la Mer portée à ébullition! (au Jour dernier) 7. Le châtiment de ton Seigneur aura lieu inévitablement. 8. Nul ne pourra le repousser. } (Saint Coran, S52:V1-8)

Euh.. Petite parenthèse : Elle fait quoi cette autre parenthèse au beau milieu des paroles Coraniques, (le jour dernier), c’est la parole d’Allah ou celle du traducteur francophone? On y reviendra, fermons la parenthèse.

Le passage du dessus, qui commence en forme de serment, est une promesse d’Allah faite à Mouhammad SAWS, que le châtiment Divin est inévitable. Ce Message Divin est transmis par l’Ange Gabriel (AS) dans des termes que le Prophète peut comprendre, puisque qu’il est question d’une promesse. On est donc face à un message clair, concis qui a pour but d’être très bien compris. Pour faire simple, on dira qu’une promesse, en principe, ne passe pas par quatre chemins (surtout de montagnes) !

Dans son serment, Allah jure par “At Tour”, dès le premier verset, comme pour mettre le Prophète en situation, prêt à écouter le message qui suit. Sinon pourquoi choisir ce nom? De la même façon que le Prophète connait At Tour, mais aussi le “Livre Écrit”, La Maison Peuplée, le ciel qui a été élevé sans piliers, mais aussi cette mer sous laquelle les flammes explosent. Cela signifie donc que le Prophète SAWS vivait sur une terre où tous ces éléments lui étaient connus, familiers, et qu’il vivait donc, entre autres, sur une terre volcanique.

On va trop vite? Si c’est le cas, on va devoir sortir de notre sentier, pour prendre une petite bifurcation, sans aller trop loin rassurez-vous, quelques lignes seulement, mais d’une grande puissance, puisqu’il va être questions de volcans.

Le Saint Coran : Des montagnes et des volcans

Selon vous, qu’est ce que le verset 6 du dessus {Et par la Mer portée à ébullition! (au Jour dernier)} peut bien vouloir dire? Selon les multiples tafsirs (interprétations) du Coran que vous avez lus jusqu’ici, quel sens en avez-vous retenu? Qu’il s’agit de la description d’une scène apocalyptique de la fin des temps, où les montagnes se mettent à exploser, puis à fondre, avant de finir leur course en ébullition au beau milieu des mers et des océans?

N’est ce pas, honnêtement, ce que la petite parenthèse française a voulu nous dire?

Si c’est “au jour dernier” que les traducteurs ont voulu nous renvoyer, et bien nous, également lecteurs du Coran, n’acceptons pas cette interprétation, et encore moins la parenthèse qui va avec!

D’abord pour une raison très simple : C’est qu’Allah n’a jamais eu besoin de parenthèses pour expliquer les choses, les parenthèses, c’est bien connu, c’est pour expliquer les choses pas assez claires. Comme si les paroles d’Allah n’avaient pas été assez claires! Et rajouter des parenthèses au beau milieu d’un texte Divin, donc Sacré, n’est pas lui rendre honneur.

Ensuite parce que les traducteurs, malgré toute la bonne volonté qu’ils y ont mis, ont malheureusement mal interprété ce passage du Coran, car piégés dans une vision biblique des textes sacrés, une vision dont les scènes se passent au Levant, comme la Septante aura réussi à leur faire croire. Le ton est ferme oui, car il en va de l’authenticité même du Coran, donc de son Message.

Pour nous il ne fait aucun doute, la scène du dessus se passe en Arabie. Pour être plus précis, au Yémen, un pays qui compte à lui seul pas moins de onze volcans! Vous ne le saviez pas? Rien de plus normal, le Rabbin, Le Prélat et l’Imam de Palais sont occupés a regarder ailleurs, au Levant, et donc eux-mêmes ne le savent peut-être pas, donc ne peuvent en parler. De toutes façons ils ont les yeux fixés sur la colline d’en face.

D’abord, pour visualiser les choses, voici une carte des volcans du Yémen : Notez comme ils se situent presque tous à la pointe Sud-Ouest du pays.

5Source: https://www.volcanodiscovery.com/yemen.html

Nos imams n’en parlent pas beaucoup de ces volcans, non, ceux qui en parlent le plus, ce sont les volcanologues, et voici ce qu’ils en disent: « Le Yémen […]se situe à la triple jonction entre trois failles : Du Golfe d’Aden, de la Mer rouge et de l’Afrique de l’Est. C’est une des zones frontalières de plaques tectoniques les plus actives au monde. » (4)

Si active qu’il y a quelques années de cela, une éruption volcanique de Jabal Al-Tair aura couté la vie à des soldats des forces de l’OTAN. Tiens donc? L’Otan? Dans la région? Manquait plus qu’eux!

yemen_volcano
Capture d’écran de l’article du Guardian (01/10/2007) (5)

Comme le rapporte The Guardian – dans sa version électronique – ça s’est passé en 2007, bilan de l’éruption volcanique : 8 soldats tués et davantage de disparus. À croire que même les volcans n’aiment pas trop voir les armadas de l’OTAN rappliquer. Alors venir les titiller…

À moins que l’OTAN ne se trouvait là, au carrefour de plusieurs plaques tectoniques, à conduire des tests secrets destinés à ouvrir des portes “spatio-temporelles” vers d’autres mondes, comme pour communiquer avec des intelligences venues d’ailleurs. On ne divague pas, ces “Black Programmes” existent bien, même si pour nous, les seules formes “ET” de la région sont les fameux arbres de l’ile de Socotra!

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Souvenez-vous toutefois du nom du volcan meurtrier du dessus, Jabal Al Tair, on en reparlera dans un de nos prochains rapports. Les militaires de l’Otan, eux, ils le connaissent bien maintenant, à leurs dépends. Ils auraient pourtant pu éviter ce genre de présentations s’ils maitrisaient l’Arabe Coranique. Il ne leur reste donc plus qu’à se mettre à l’apprentissage de la langue Arabe, à moins qu’ils n’aient déjà commencé à le faire. Si Allah veut toutefois leur accorder cette grâce.

Le verset {Et par la Mer portée à ébullition!} renvoie à l’image du dessous, de lave d’un volcan Yéménite se déversant en ébullition dans la Mer Rouge.

7{6. Et par la Mer portée à ébullition!} (Sourate At Tour, verset 6)

La parenthèse des volcans fermée, reprenons notre Sourate at Tour.

Dans les premiers versets de la Sourate, qu’est-ce que le Tour (montagne verte) a à voir avec Al Bayt et “La Maison Peuplée”? Pourquoi les deux sont-ils mentionnés, cote à cote, dans la même Promesse Divine? On va même être plus directs : Qu’ont donc ces endroits à voir avec la Palestine ou l’Égypte?

Les réponses à ces questions, elles aussi accompagnées de malheureuses parenthèses, trouvent certaines réponses dans le Coran, Sourate Al Mouminoune – Les Croyants – où l’on apprend les choses suivantes :

[ 18. Et Nous avons fait descendre l’eau du ciel avec mesure. Puis Nous l’avons maintenue dans la terre, cependant que Nous sommes bien Capable de la faire disparaître. 19. Avec elle, Nous avons produit pour vous des jardins de palmiers et de vignes, dans lesquels vous avez des fruits abondants et desquels vous mangez, 20. ainsi qu’un arbre (l’olivier) qui pousse au Mont Sinaī, en produisant l’huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain. 21. Vous avez certes dans les bestiaux, un sujet de méditation. Nous vous donnons à boire de ce qu’ils ont dans le ventre, et vous y trouvez également maintes utilités; et vous vous en nourrissez.] (S23:V18-21)

Ici encore, les traducteurs ont rajoute des parenthèses, (l’olivier) juste après le mot “arbre”. Ils ont juge nécessaire de préciser de quel arbre il s’agit, comme si Allah n’avait pas été assez clair et précis.

La version en Arabe :

sourate 23

Sa traduction, tirée du même site internet sur le Saint Coran, en français :

sourate23

Inutile de mettre la référence du site internet du dessus, cette parenthèse est présente dans quasiment toutes les traductions en langue française!

Quel arbre (l’olivier) pousse sur le Tour Sina?

Le mot arabe “shajaratane” signifie un arbre, au sens général du terme, indéfini, de quel arbre s’agit-il? Allah nous dit “et un arbre qui pousse sur le Mont Sina”, et nos traducteurs officiels de s’empresser de préciser, au beau milieu du verset, et non pas dans la partie commentaires, qu’il s’agit d’un olivier. Tout ça sans même en informer le lecteur, comme si deux petites parenthèses avaient décidé de quel arbre il devait s’agir, pour nous.

Et si au final il ne s’agissait même pas de l’olivier??? Oups! Le terrain devient bien glissant par ici, faite attention quand vous passerez par ici…

Une cité, quelle cité?

Posons d’autre questions, moins glissantes que celle du dessus, et bien plus légitimes à nos yeux : A qui les versets du dessus s’adressent-ils? N’est ce pas au Prophète Mouhammad SAWS et à son peuple? Dans ce passage, Allah les invite à contempler la façon dont il fait revivre la nature, comment la pluie fait revivre la terre d’où vont naitre les arbres et toutes sortes de vignes et des “fruits abondants”. Allah leur donne l’exemple de cet arbre qui pousse au Tour Sina, signifiant ainsi que le Prophète et les siens savent très bien de quelle montagne, et surtout, à quelles plantes et à quel arbre il est fait allusion.

Comment dès lors peut-il s’agir d’une montagne en Palestine ou en Égypte?????

Un autre exemple, ailleurs dans le Coran, Sourate At Tine, Le Figuier, que l’on ré-cite entièrement, tant elle a sa place ici :

sourate-at-tin

Traduction:

“Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux”
(formule d’introduction de chaque Sourate / Chapitre du Saint Saint Coran)

1. Par le figuier et l’olivier! 2. Et par le Mont Sīnīn! 3. Et par cette Cité sûre! 4. Nous avons certes créé l’homme dans la forme la plus parfaite. 5. Ensuite, Nous l’avons ramené au niveau le plus bas, 6. sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres: ceux-là auront une récompense jamais interrompue. 7. Après cela, qu’est-ce qui te fait traiter la rétribution de mensonge? 8. Allah n’est-Il pas le plus sage des Juges?

De quelle “cité sure” est-il question dans les lignes du dessus? Une cité sure qui se trouve être associée à notre Mont Sinine? Serait-ce le même endroit que celui cité dans la Sourate Al Balad, La Cité, encore elle, dans ses deux premiers versets:

sourate-al-balad{ 1. Non! Je jure par cette Cité ! 2. et toi, tu es un résident dans cette cité }

À qui ces deux versets s’adressent-ils? Si le Tour est en Égypte, ou en Palestine, alors pourquoi Allah l’associe-t-il à “La Cité”? Et de quel pays s’agit il alors? Si à cet instant de notre périple intellectuel et montagneux vous en êtes arrivés à la conclusion que cette cité c’est La Mecque, alors il va falloir s’arrêter un moment, faire une pause, bien méritée, et poser d’autre questions, des bonnes questions rassurez-vous!

Au moins la question suivante : Où, aux alentours de la Mecque, trouve t-on des montagnes boisées, donc vertes, à moins d’un rayon de 500 km à la ronde?

Quand on étudie les passages coraniques très précis et détaillés qui s’adressent au Prophète Mouhammad (SAWS), notamment au sujet du lieu ou Moussa AS a entendu l’appel Divin, vous allez immédiatement réaliser que Mouhammad (SAWS) devait connaitre cet endroit comme si il y vivait.

[ 30. Puis quand il y arriva, on l’appela, du flanc droit de la vallée, dans la place bénie, à partir de l’arbre : «Ô Moïse! C’est Moi Allah, le Seigneur de l’univers».] (Saint Coran, S28:V30)

L’idée est encore plus claire dans le passage qui suit:

{ 44. Tu n’étais pas sur le versant ouest (du Sinaï), quand Nous avons décrété les commandements à Moïse; tu n’étais pas parmi les témoins. 45. Mais Nous avons fait naître des générations dont l’âge s’est prolongé. Et tu n’étais pas [non plus] résident parmi les gens de Madyan leur récitant Nos versets; mais c’est Nous qui envoyons les Messagers. 46. Et tu n’étais pas au flanc du Mont Tor quand Nous avons appelé. Mais (tu es venu comme) une miséricorde de ton Seigneur, pour avertir un peuple à qui nul avertisseur avant toi n’est venu, afin qu’ils se souviennent. } (Saint Coran, S28 : V44-46)

Vous l’avez vue? La parenthèse, elle est revenue! Dans la traduction française alors que dans le texte original, là encore, le nom “Sinai” n’apparait nulle part, encore moins la mauvaise formulation “Mont Thor”, qui aurait simplement du s’écrire “Tour”, selon la stricte translittération du mot Arabe, comme c’est écrit dans le Coran… Et puis Mont Thor, ça sonne pas comme un oxymore çà?

Ne trouvez-vous pas étrange à présent que ces parenthèses françaises suivent l’ombre de notre Tour tout au long des versets du Coran??? Pour ceux qui lisent l’Arabe, voici le dernier passage du dessus dans sa version arabe, essayez de trouver Sinaï, juste pour voir…

sinai coran

Pendant que les Arabophones cherchent le mot “Sinaï”, posons cette autre question simple : Est-ce que quelqu’un viendrait vous décrire d’importants événements d’un lointain passé par une explication du genre “ça s’est passé là, au croisement de la rue untel et de la rue untel, sous le grand arbre, près du banc. C’est là que ça s’est passé.” Si cet endroit ne vous était pas familier? Autrement dit, quels sens auraient ces détails s’ils n’étaient pas connus du Prophète?

Mouhammad SAWS savait très bien où Tour Sina se trouvait. Il se trouvait dans cet endroit sure, aux alentours de Midyane, dont les habitants, dans des temps reculés, reçurent le Prophète Shou’aib (AS). Ce qui nous porte à croire que c’est bien dans les pas de Moussa AS que le Prophète Mouhammad SAWS se déplaçait. Exactement ce que les passages coraniques du dessus ont voulu dire, en langage Coranique.

Djebel Nabi Shou’ayb

Des noms de Prophètes, les montagnes du Yémen en portent souvent. Mais saviez-vous que Djebel An Nabi Shou’aib est la montagne la plus haute du Yémen? Du haut de ses 3,760 mètres d’altitude, elle domine toute l’Arabie! Allez, une petite blague, et j’espère qu’elle vous plaira : Wiki et les cartes militaires américaines chipotent sur un point : Sa hauteur serait de 3,666 mètres, paroles de Shayatines (soldats de Satan)!

Djebel Nabi Shou’aib sur la carte :

8

Djebel Nabi Shou’aib se présente comme un bloc rocheux très escarpé, difficile d’accès, et surtout, pas très vert, ce qui nous laisse penser qu’il ne s’agit pas de la bonne montagne. Et puis de toute façon c’est un Djebel!

9Vue à partir de Jebel Saudah (Yemen)

Ailleurs, le Coran nous révèle que l’intervalle entre la venue du Prophète Mouhammad SAWS et celle du Messager précédent, Issa AS (Jésus) fut plus long qu’entre les autres Prophètes, comme s’il y avait eu une pause dans la lignée des Messagers. Ce que l’on perçoit très bien à la lecture des versets suivants :

{ 19. Ô gens du Livre! Notre Messager (Muḥammad) est venu pour vous éclairer après une interruption des messagers afin que vous ne disiez pas: «Il ne nous est venu ni annonciateur ni avertisseur». Voilà, certes, que vous est venu un annonciateur et un avertisseur. Et Allah est Omnipotent.} (Saint Coran, S5:V19)

C’est suffisamment clair : Si Allah a envoyé Mouhammad SAWS à un peuple – et une terre – dont les ancêtres n’avaient pas reçu de Messagers depuis plusieurs générations, voire des siècles, ça ne signifie pas non plus qu’aucun Messager n’a jamais été envoyé à ce peuple des siècles avant.

Le Coran nous enseigne également que les intervalles entre les précédents Messagers étaient bien plus courts que ceux précédant l’arrivée de Mouhammad SAWS, ce que l’on comprend facilement à la lecture des versets suivants:

{44. Ensuite, Nous envoyâmes successivement Nos messagers. Chaque fois qu’un messager se présentait à sa communauté, ils le traitaient de menteur. Et Nous les fîmes succéder les unes aux autres [dans la destruction], et Nous en fîmes des thèmes de récits légendaires. Que disparaissent à jamais les gens qui ne croient pas! } (Saint Coran, S23:V44)

Avez-vous remarqué la parenthèse? Elle aussi s’est glissée dans presque toutes les traductions disponibles en français sur internet. On va donc refermer cette parenthèse des intervalles entre les Prophètes.

Parce que maintenant, cher compagnon de voyage, nous allons nous intéresser à la deuxième moitié de la montagne “Tour Sina”, c’est à dire de son coté “Sina”.

Tour Sinine ou Tour Sina?!?

Pour commencer, il faut s’assurer de bien comprendre le sens de ces deux mots. Pour comprendre la signification d’un mot Arabe tire du texte coranique, c’est bien connu, il faut demander l’avis au fameux Ibn Mansour, l’auteur du célébrissime “Lissane Al ‘Arabi”, considéré comme LE dictionnaire encyclopédique de la langue Arabe. Lissane Al ‘Arabi est une oeuvre maitresse de la littérature classique Arabe.

Aussi quelle ne fut pas notre déception, à la hauteur de notre surprise, à la lecture des articles Wikipédia non seulement sur l’auteur (6) mais aussi sur le Lissane (7) : Pas plus de trois misérables lignes pour chacun. Moins de deux pour notre Mansour, une catastrophe littéraire, littéralement.

Les mots sont pesés oui, vous allez maintenant comprendre pourquoi, car on va aller chercher la définition du mot “Sina” dans le Lissane.

Le nom Sina dans Lissane Al ‘Arabi

D’abord la définition pour les arabophones, en Arabe, telle qu’on peut la lire dans dans l’encyclopédie :

lissane-al-arabi

Maintenant l’explication pour les non-arabophones, et prenez bien note de ce que vous allez lire à présent, car on y trouve peut-être la clé de l’énigme de Tour Sina.

Dans l’explication du dessus, Ibn Mansour traite de la différence (et de la relation) qui existe entre les termes Sina (de Tour Sina), que l’on a vu plus haut (S23:20) et Sinine (de Tour Sinine) que l’on trouve Sourate At Tine, Le Figuier (S95:V2). Il nous explique ceci :

a) Que Sina est le nom d’un endroit, d’une zone, d’un espace donné, d’une terre.

b) Que Sinine serait le pluriel de Sininiyy, qui est un type d’arbre. Pour résumer les choses, on dira que l’endroit est couvert d’arbres.

Après avoir pris cette définition, très précise, qui nous conforte dans les explications de Qourtoubi et d’Ibn Kathi, passons à une autre interprétation, beaucoup plus récente, d’un certain Ahmad Dawoud, dans son fameux ouvrage “Les Arabes, les Sémites, les Hébreux et les Enfants d’Israël”.

“Les Arabes, Les Sémites, les Hébreux et les Enfants d’Israël”

Dans son livre “Les Arabes, Les Sémites, les Hébreux et les Enfants d’Israël” qu’il publie, en langue arabe, en 1991 (8), le chercheur Ahmad Dawoud nous explique ce qui suit :

En Arabe :

ahmad dawoud

En français: “Tour Sina était connu par son ancien nom de Tour Siniy, et le nom veut dire “Montagne des Mures”. C’est où Allah s’est adressé à Moussa dans le feu du buisson ardent. Il n’a rien à voir avec la péninsule du Sinaï actuelle, qui n’a pas été connue par ce nom jusqu’au quatrième siècle de l’ère Chrétienne.”

On va devoir s’arrêter ici faire une pause-réflexion, pour se pencher sur les trois points suivants :

1) La première tient au nom “Montagne aux Mures”… quelqu’un a-t-il jamais entendu parler de notre montagne sacrée sous ce nom? Et pour quelle raison? Je vous donne un indice: des mures, appelées “toutes” en Arabe, on n’en trouve malheureusement pas partout dans la région. Faudra donc bien les chercher, et surtout au bon endroit!

2) Ce dont vous venez tout juste d’être témoin, c’est du phénomène très particulier de voir des noms d’endroits, de villes, de montagnes, de rivières, etc, ou de tribus – selon qu’ils existent dans le Coran ou l’Ancien Testament – que l’on retrouve littéralement projetés dans des régions géographiques qui n’ont absolument rien à voir avec ces noms. C’est bien ça oui : Des noms bibliques / coraniques projetés dans d’autres régions. Parmi les noms les plus connus, on trouve Sina, Mydian, Misr, mais aussi Jétro, Hébron, etc. Surpris? Pas encore? Si vous n’êtes pas encore surpris, sachez que l’on compte au total plus d’une cinquantaine de noms d’endroits qui ont leurs doublons dans d’autres terres…au Levant bien sur, dans les Pays de Sham (Syrie, Palestine, Jordanie,), l’Égypte et l’Irak.

Des exemples? Non, pas maintenant, car le sujet est trop vaste pour être traité ici, à lui seul il mériterait un autre rapport, et bien plus long que celui-ci. On l’abordera le sujet, ah ça oui, on l’étudiera même, en long et en large!..

Dans la région du Hijaz où nous nous trouvons à présent, dans la province d’Asir pour être plus précis, la journée et notre “journey” (qui signifie voyage en anglais) est loin d’être finie : On a fait la moitié du trajet. Reprenons donc notre chemin si on veut le trouver notre Tour..

Ahmad Dawood nous révèle que le nom “Sinaï” ne fit son apparition sur la carte de la fameuse péninsule égyptienne qu’à partir du quatrième siècle de l’ère Chrétienne. Et il a entièrement raison, les historiens Juifs et Chrétiens sont unanimes : C’est l’empereur Constantin (272-337 AD) qui donne le nom de Sinaï à la péninsule triangulaire qui se situe entre l’Égypte et la Palestine.

Parmi ces historiens, John D. Keyser, qui explique que : Le monde Chrétien a longtemps cru, depuis l’empereur Constantin, que la péninsule dite de Sinaï est en fait l’endroit où se situe la légendaire montagne dont il est fait état dans l’Ancien et le Nouveau testament, et où l’on dit que Dieu aurait parlé à Moïse. Ce que la grande majorité des gens ne savent pas, c’est que le choix de cette péninsule comme emplacement de la montagne biblique est en fait le résultat de l’opinion personnelle de l’empereur Constantin.”

Constantin avait rêvé que le Mont Sinaï était là, dans la péninsule, pour de basses raisons politiques, et des “Experts” auto-proclamés du Levant (déjà à l’époque) veulent encore donner crédit à son rêve! Ne les dérangeons donc surtout pas et laissons les à leurs rêveries!

Sinine, la montagne dans le Sina, cette “Ardh al Mouqadassa”!

Si l’on considère que l’arbre qui pousse sur le Tour Sinine (son nom d’après Dawood) et qui produit une substance graisseuse ou huileuse est bien l’olivier, cela veut-il dire que les oliviers ne poussent pas naturellement en Arabie? Posons la question autrement : Croyez-vous que les figues et les grenadiers cités dans le Coran ne peuvent venir que du Levant et de la Palestine?

{141. C’est Lui qui a créé les jardins, treillagés et non treillagés; ainsi que les palmiers et la culture aux récoltes diverses; [de même que] l’olive et la grenade, d’espèces semblables et différentes. Mangez de leurs fruits, quand ils en produisent; et acquittez-en les droits le jour de la récolte. Et ne gaspillez point car Il n’aime pas les gaspilleurs.} (Saint Coran, S6:V141)

Si vous pensez que les arbres cités dans les versets du dessus, Sourate “Les Bestiaux”, ne peuvent se trouver qu’en Palestine ou au Levant, alors il est temps de revoir confronter ce préjugé à la réalité, car il existe bien des régions vertes, fertiles, ailleurs, cette fois-ci plus au Sud, au Sud-Ouest de la péninsule Arabique. Des terres recouvertes de montagnes variées, de hautes montagnes, très vertes, aux plaines luxuriantes, parcourues par des rivières abondantes, et cela depuis plus de cinq milles ans. C’est une terre qui reçoit, en moyenne annuelle, près de cinquante fois plus de pluie que l’Égypte. Et cette terre n’est pas la Mecque, nulle part dans le Hijaz non plus. Elle est située dans les fameuses montagnes de Sarawat, au Sud Ouest du Yémen.

Voici à présent, pour le plaisir des yeux, quelques photos de cette terre :

10Paysage montagneux près d’Ibb (ville du Sud-Ouest du Yémen)

11Cultures en terrasses sur les hauteurs de la ville d’Ibb

12Un Tour (montagne verte) dans le Sud de la province Saoudienne d’Asir, près d’Abha. N’essayez pas de compter les arbres..

La chaine de montagne de Sarawat se distingue par la richesse de son éco-système, unique dans cette partie du monde, comme un grand parc naturel, dont certaines zones sont classées au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Elle n’est pas seulement belle, elle est riche, de cultures naturelles, parfois sauvages, tout y pousserait, même les plantes tropicales! C’est une terre pourvoyeuse de toutes sortes de plantes, parfois médicinales, et de fruits, parfois tropicaux, où l’homme et l’animal peuvent subsister en parfaite harmonie avec leur environnement.

Tous ces mots peuvent tenir en un seul, un mot Arabe, il dit que cette terre est “Tayyiba”. À l’inverse, “Ardh mayyita” signifiera terre stérile (mayitta voulant dire morte).

Le Yémen, une terre “Tayyibah”

D’abord quelques figues, pour se faire plaisir, car dans cette partie de notre voyage, nous allons voir que le Yémen n’est pas seulement une terre de figues, mais de bien d’autres douceurs du palais, aux goûts souvent paradisiaques!

La figue est Yéménite

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Des vertes et des pas mures

Le Yémen a une vraie “tradition agricole liée à la culture de la figue. Le timbre du dessous n’en est qu’une petite illustration..

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(Édition 1967)

Comme vous le savez, les timbres peuvent parfois être trompeurs, aussi fallait-il demander l’avis d’organismes internationaux, avec une petite préférence pour ceux où l’on trouve des gens sérieux . Il semblerait bien que la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, fasse justement partie de cette catégorie.

On dit ça parce que la forêt de Bouraha, dans la région de Hodeida, au Yémen, est une des forêts tropicales les plus riches au monde sur le plan de sa faune et de sa flore. Après avoir été classée au patrimoine de l’Humanité, par l’UNECSO, et bien notre forêt s’est retrouvée défigurée par une route qui la traverse et qui aurait déjà détruit plus du quart de son éco-systeme. La route a été financée par la Banque Mondiale. (9)

15Photo prise le long de la route qui traverse la forêt de Bouraha

Tournons-nous vers des gens plus sérieux, les statisticiens de la FAO, pour étudier la figue Yéménite, en chiffres.

16Source: FAO

Selon la FAO, le Yémen se classe à la huitième place en terme de rendement à l’hectare, qui s’élevait à 118,982 hectogrammes en 2014. Bon à savoir, le Yémen produit neuf espèces différentes de figuiers (10).

Après la géographie, un peu d’histoire. Car si l’histoire des fruits est intéressante, celle des figues, compte tenu de leur poids “biblique”, l’est encore plus… Et bien l’histoire de la figue nous en apprend des vertes et des pas mures!

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Figs, a Global History”, comme son titre l’indique, est un ouvrage qui raconte la Grande Histoire de la figue. Pourquoi vous parler de ce livre?

Simplement pour partager avec vous le petit paragraphe qui suit, d’une saveur exquise, comme une figue bien mure que l’on vient tout juste de cueillir de son arbre… À vous de juger :

fig-yemen

Traduction: “Les figues cultivées occupèrent une place de premier choix dans la première grande civilisation Mésopotamienne. Elles n’en sont pourtant pas originaires. La plupart des sources fiables en archéologie et en histoire des fruits indiquent que les figues ont d’abord été cultivées en Arabie du Sud. Quel intéressant rectificatif aux préjudices occidentaux modernes que de considérer que la figue, le plus exquis et civilisé des fruits cultivés, fait son apparition dans un voyage du Yémen vers l’Irak.”

Vous avez bien lu : La figue serait originaire du Yémen! Si vous êtes surpris, c’est que vous n’avez pas encore lu “La Terre où le lait et le miel coulent à flots” ainsi que “Le Hijaz, Terre des Prophètes”. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire (si vous aviez quand même décidé de poursuivre cette lecture)..

Les plus surpris sont ceux qui veulent encore faire croire que les sept fruits bibliques viendraient du Levant, du cote de Jérusalem, sur des terres volées, en Israël. (11)

Une belle table “biblique” est incomplète s’il lui manque des figues, mais aussi sans huile, d’olive bien sur! Intéressons-nous donc à cet onctueux liquide, biblique lui aussi, que l’on trouve aussi, oui, au Yémen!

L’olive

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Olives fraiches

Pour la trouver en quantités industrielles, c’est du coté de Hizanh qu’il faut aller, dans la province de Ghamid, au Sud-Ouest de l’Arabie Saoudite.

Le Yémen a récemment sélectionné l’olive comme cinquième produit stratégique agricole, aux cotes du café, du miel, des dates et des mangues. En 2009, le Yémen comptait près de 800 000 oliviers. (12)

La Grenade

La grenade est une fierté du Yémen, un de ses produits phares, comme le café ou le miel. À l’étranger, ses premiers acheteurs sont ses voisins Arabes, qui apprécient sa qualité. Mais comme vous le savez, le Yémen n’est pas le seul pays à se targuer d’avoir la meilleure grenade au monde, comme Israël qui utilise ce fruit “biblique” pour faire avancer sa cause politique et messianiste.

Chacun tente, à sa façon d’en tirer un maximum de profits. Voici deux photos qui résument à elles seules la réalité de cette difficile confrontation, entre la prétention biblique israélienne menée a coup de stratégies marketing bien huilées et de belles brochures commerciales et en face, la réalité du terrain Yéménite.

Deux images qui résument à elles seules la situation.

7fruits

Ci-dessus, la belle image marketing

Ci-dessous, la réalité Yéménite

20🙂

La mure

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(mures trouvées sur le net, pas nécessairement Yéménites)

La mure Yéménite, il faut bien sur en parler, puisque la Bible parle du “Buisson ardent” et que la ronce, une fois la saison passée, laisse des buissons touffus et secs qu’une moindre étincelle pourrait faire brûler! Et puis quand on parle de ronces, il y a toujours une belle petite mure, pas très loin!

Avouons tout de même qu’il fut très difficile de trouver des photos de mures du Yémen, que ce soit une photo de cueillette, ou d’étals de marché Yéménite, sans doute parce que ces fruits sont restés à l’état sauvage et qu’ils ne font pas nécessairement l’objet d’une réelle commercialisation.

La mure appartient pourtant bien à la culture culinaire du pays, qui l’utilise dans ses desserts, comme celui du dessous, une tourte aux mures, trouvée sur le blog d’une spécialiste de la cuisine Yéménite, une jolie tourte que l’on voulait vous faire partager! La Huppe s’y connait en mures. Bien entendu, elle préfère la mure encore sur son buisson, de préférence les longues mures noires, comme celles du dessus, un vrai délice!

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Tourte aux mures, une recette Yéménite (13)

Maintenant qu’on a la patisserie, avançons un peu sur notre chemin, le café ne devrait plus être très loin…

Le café

23Vu le tranchant des arguments de vente, on prendra le sac en entier!

Le saviez-vous? Le Yémen est historiquement le premier producteur-exportateur de café au monde! Les experts sont unanimes : On y trouve parmi les meilleurs graines au monde! (14) C’est même du Yémen que vient le nom, café “Arabica”…

Pour la petite histoire, le premier port au monde à avoir vu des cargaisons de café partir conquérir les quatre coins du monde se trouve au Yémen, non loin du port d’Aden. Bien qu’il ait disparu aujourd’hui, laissant la place à Aden, son nom est très connu des amateurs de boissons chaudes : On l’appelait Mokka!

24Ancienne gravure du port de Mokka, au large de la mer rouge, au Yémen (15)

25Marchands de café

Traduction de la gravure du dessus: “La tradition qui est d’extraire une boisson des fruits du café se perd dans l’antiquité… Le meilleur café au monde est produit dans les montagnes du Yémen. Exporté depuis Mocha, on l’appelle Café Mocha. La gravure montre des marchands en route vers la cote avec le produit de leur plantations de café.”

Le Tamaris et la manne Biblique: “Al Manna Wa Salwa?”

Le Tamaris est un arbuste souvent associé à la fameuse manne biblique (16), cette “Divine Providence” accordée au peuple de Moïse au cours de leurs quarante années d’errance dans le désert.

« Abraham planta des tamarisks à Beer-Scheba; et là il invoqua le nom de l’Éternel, Dieu de l’éternité » (Sainte Bible, Genese 21:33)

“… Les enfants d’Israël regardèrent et ils se dirent l’un à l’autre : Qu’est-ce que cela? car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : C’est le pain que L’Eternel vous donne pour nourriture. 16Voici ce que l’Eternel a ordonné : Que chacun de vous en ramasse ce qu’il faut pour sa nourriture, un omer par tête, suivant le nombre de vos personnes; chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente. 17Les Israélites firent ainsi; et ils en ramassèrent les uns plus, les autres moins.…” (Sainte Bible, Exode 16:16) (17)

On dit que cette substance divine aurait poussé sur cet arbre, dont ils auraient récupéré la sève! (18)

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La récolte de la manne, par Giambattista Tiepolo

On retrouve le Tamaris dans le Coran, Sourate Sabah, mais cette fois-ci pour rappeler comment ce peuple dut subir la colère d’Allah, comme l’indiquent les versets suivants :

{ 15. Il y avait assurément, pour la tribu de Saba, un Signe dans leur habitat: deux jardins, l’un à droite et l’autre à gauche. «Mangez de ce que votre Seigneur vous a attribué, et soyez-Lui reconnaissants: une bonne contrée et un Seigneur Pardonneur». 16. Mais ils se détournèrent. Nous déchaînâmes contre eux l’inondation du Barrage, et leur changeâmes leurs deux jardins en deux jardins aux fruits amers, tamaris et quelques jujubiers.} (Saint Coran, S34:V15)

Contrairement à La Huppe, les connaisseurs de miel vous le diront : Le miel de Tamaris peut réserver de très mauvaises surprises : Peu de temps après l’avoir avalé, il dégage une très forte chaleur (désagréable) dans le corps. Il est des “Signes” qui ne trompent pas!

Les montagnes du Yémen comptent encore beaucoup d’autre plantes et de végétations hautement bibliques, mais il faut aller plus loin dans notre cheminement, car d’autres surprises nous attendent. Reprenons donc notre chemin, car dans les textes relatifs à la Montagne Sacrée, il est aussi question de bétail. Maintenant parlons pâturages.

Dans de telles espaces, une vache est sacrement utile!

Dans le Saint Coran, Sourate Al Baqara (La Vache), nous fournit un autre indice sur l’endroit où trouver Tour Sinine. Après les passages sur la noyade de fir’aoun (Pharaon) et de ses hommes de main, suivi de l’incident de la vache d’or, le Coran nous rapporte l’événement suivant:

{67. (Et rappelez-vous) lorsque Moïse dit à son peuple: «Certes Allah vous ordonne d’immoler une vache»(21). Ils dirent: «Nous prends-tu en moquerie?» «Qu’Allah me garde d’être du nombre des ignorants» dit-il. 68. – Ils dirent: «Demande pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise ce qu’elle doit être». – Il dit: «Certes Allah dit que c’est bien une vache, ni vieille ni vierge(22), d’un âge moyen, entre les deux. Faites donc ce qu’on vous commande». 69. – Ils dirent: «Demande donc pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise sa couleur». – Il dit: «Allah dit que c’est une vache jaune, de couleur vive et plaisante à voir». 70. – Ils dirent: «Demande pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise ce qu’elle est car pour nous, les vaches se confondent. Mais, nous y serions certainement bien guidés(23), si Allah le veut». 71. – Il dit: «Allah dit que c’est bien une vache qui n’a pas été asservie à labourer la terre ni à arroser le champ, indemne d’infirmité et dont la couleur est unie». – Ils dirent: «Te voilà enfin, tu nous as apporté la vérité!» Ils l’immolèrent alors mais il s’en fallut qu’ils ne l’eussent pas fait.} (Saint Coran, S2 : V67-71)

Dans les versets suivants, le Saint Coran nous précise que Moussa AS (Moïse) et son peuple vivent au milieu de bêtes de bétail.

{17. Et qu’est-ce qu’il y a dans ta main droite, ô Moïse?» 18. Il dit: «C’est mon bâton sur lequel je m’appuie, qui me sert à effeuiller (les arbres) pour mes moutons et j’en fais d’autres usages».} (Saint Coran, S20 : V17,18)

Les passages du dessus nous apprennent que la région où se situe notre Tour, où Allah a parlé à Moussa (AS), est une région fertile, montagneuse, où coulent de nombreux cours d’eau, avec des volcans dans les environs (il n’y a aucun volcan en Égypte ou au Levant / Sham), et qu’il s’agit donc d’une région faite de terres pastorales où les bétails ont de quoi brouter.

C’est une terre que Mouhammad SAWS connaissait très bien, une terre qui lui était familière. Cette terre n’est pas l’Égypte, ni la Palestine. Seuls les Monts Sarawat du Sud-Ouest de l’Arabie, situés le long des cotes de la Mer Rouge correspondent à ces descriptions, c’est donc dans cette région, également marquée par une forte présence volcanique sur son flanc Sud, que doit se situer notre Tour Sinine.

Sur la carte du dessous, cette zone correspond à la partie marron où se trouve Sanaa.

27

28Légende de droite : Les machines ne conviennent pas au travail sur les terrasses trop étroites. Aujourd’hui, à l’image d’une pratique pluricentenaire, des animaux de trait comme le Zebu oxen et les ânes servent à labourer les champs. (19)

Si la richesse de la terre Yéménite est unique, sa topographie est toute aussi exceptionnelle, avec des reliefs et des paysages qui lui sont propres, comme le sont les fameux “wadis” Yéménites.

Le Yémen, terre de “Wadis”

29Wadi Hadramout

Pour faire court, on dira qu’un “wadi” est un espace en forme de vallon au fond duquel coule un cours d’eau. En Arabe, ce cours d’eau porte le nom de Oued, d’où le mot wadi. Or pour qu’il y ait un vallon, un wadi, il faut qu’il y ait un encaissement, entre deux reliefs élevés, comme dans la photo du dessus. À Wadi Hadramout, il s’agit d’un encaissement entre deux plateaux. Et des plateaux, on en trouve beaucoup au Yémen.

S’il est question de “wadis” dans cette dernière partie de notre exposé, c’est parce que le Coran parle aussi des wadis, notamment dans la Sourate Ta Ha, celle où Allah s’adresse à Moïse, sur notre Tour Sinine. Voici le verset en question :

sourate ta-ha

12. « Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales: car tu es dans la vallée sacrée, Ṭuwā. » (Saint Coran, S20:V12)

Les traducteurs ont traduit le mot wadi du dessus par “la vallée sacrée” comme on dirait la vallée du Nil, par exemple… Dans sa prononciation arabe, le rendu de ce mot donne Elwadi, qui signifie le cours d’eau. Nous préférerons donc le traduire par “le Vallon” sacré, comme on les appelle au Yémen.

Quant au tuwa (Touwa) de la fin du verset, personne ne l’a jamais trouvé, sauf bien sur ceux qui ont décidé qu’il serait au Levant.

Conclusion

Notre périple se termine ici, quelque part au fond d’un “wadi” au beau milieu des montagnes de Sarawat. Vers le Sud, c’est le port d’Aden, l’ouverture vers l’Asie. Vers le Nord, le Hijaz, avec au bout la Mecque et Médine. La chaine de montagnes de Sarawat suit une trajectoire parallèle aux cotes de la Mer Rouge, d’où les marins, nous dit-on, peuvent apercevoir, depuis des temps très reculés, le pic du Mont Al Nabi Shou’ayb, qui s’élève la-haut comme un phare naturel.

On conclura donc notre “GR du Mont Sinai” par une question simple et directe, qui sonne aussi comme une invitation à la méditation :

Quand Allah invite Moussa AS à le rejoindre la-haut dans la Montagne Sacrée, pensez-vous que le lieu d’une telle rencontre, faite de Miséricorde Divine, puisse ressembler à un endroit nu, désert, rocheux, aride, et dépourvu de toute verdure à l’image du Djebel El Lawz Saoudien, de la petite colline clairsemée en terres Palestiniennes, ou encore du Mont Sinaï de la photo qui suit?

30Montagnes du Sinaï : Vous y amèneriez votre bétail pour y labourer et paitre?

Ou envisagerez-vous, désormais, que le rendez-vous Divin a peut-être eu lieu quelque part plus au Sud, dans les riches terres de l’Arabia Félix, sur le flanc luxuriant d’un “Tour” de la chaine des montagnes de Sarawat? Cette terre “Tayyibah”, où toutes sortes de plantes et de fruits poussent, où le bétail peut paitre et aider aux travaux des champs, “et où coulent les ruisseaux”, à l’image du jardin paradisiaque tel que décrit dans le Saint Coran.

Tout porte à croire que c’est au Yémen, quelque part dans les montagnes de Sarawat, que se trouve le Vrai Mont Sinaï, Tour Sina ou Tour Sinine.

31Un petit coin de paradis dans les montagnes de Sarawat, au Yémen (20)

Et Allah sait le mieux.

Wassalam et à bientôt!

32

La Huppe.

(Le Yémen est une terre de migration pour de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs, dont La Huppe fait elle-même partie. Je vais donc en profiter pour passer quelques temps ici, dans un wadi, à méditer sur ces terres bibliques et nos prochains sujets d’études)


Références :

(1) http://www.mafhoum.com/press8/249C34.htm

(2) http://www.aimer-jesus.com/paul.php

(3) http://haabir-haisraeli.over-blog.com/article-le-buisson-ardent-decouvert-sur-le-mont-carcoum-ou-le-mont-sinai-93033406.html

(4) https://www.volcanodiscovery.com/yemen.html

(5) https://www.theguardian.com/world/2007/oct/01/naturaldisasters

(6) Ibn Mansour https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Manz%C3%BBr

(7) Lissane al Arabi https://fr.wikipedia.org/wiki/Lis%C3%A2n_al-%27Arab

(8) “The Arabs, The Jews, the Children of Israel” by Ahmad Dawood, Dar al Musatqbal, 1991 (ouvrage disponible en langue arabe seulement)

(9) http://www.yementimes.com/en/1553/health/546/Bura%E2%80%99a-Yemen%E2%80%99s-last-tropical-forest-endangered.htm

(10) http://www.figweb.org/Ficus/Checklists/Checklist_Yemen_Ficus.htm

(11) http://www.jerusalemcornerstone.org/resources/articles_main-page/israel-s-seven-species-fig

(12) http://www.sabanews.net/en/news195029.htm

(13) A Yemeniya’s Recipes, Blog, https://yemeniyah.com/2012/04/28/black-berry-cobbler/

(14) http://sprudge.com/coffee-in-yemen-past-present-and-future-76596.html

(15) https://en.wikipedia.org/wiki/Mocha,_Yemen

(16) http://biblique.blogspirit.com/archive/2011/10/07/la-manne-c-est-quoi.html

(17) http://saintebible.com/exodus/16-16.htm

(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Manne

(19) “Yemen, The Haraz Mountains: Nature, Culture, Trekking” Max Kasparek

(20) http://www.easyyementours.com/about-yemen.html 


eschatologiablog

101 réflexions au sujet de “À la recherche du Vrai Mont Sinaï”

  1. A Tono Tony
    Salam Ou3alaykoum
    Je n’ai jamais mis en doute votre bonne foi et bien sûr que le raisonnement et la recherche concerne tout le monde «IQRA »
    Mais si j’ai parlé des Salafs Saleh, c’est parce que le Prophète Mouhammad salalahou 3aleh wa Salam à indiqué qu’ils s’agis de la meilleure génération donc pour moi tant qu’il n’y a pas contradictions, je prends.
    Et puis le plus important quand on est musulman c’est de dire  « Allah ou3lem »

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  2. Hello,
    Perso j’opterai pour jebel Athrb qui se trouve près de Taif au sud de la Mecque, région volcanique s’il en est et devinez quoi? Dans cette montagne on y trouve une forêt avec des oliviers sauvages, grenadiers mais aussi rempli de genévrier de cade qui a la particularité d’etre une baie et don5 on y extrait l’huile de cade depuis l’Antiquité et pour ne rien gâcher, si on enlève du nom le « b »qui ne se prononce pas on a ATHR qui ressemble à THOR.
    Cette région est connu pour son tigre ( Saba’) et un puit du nom de béer sabaa ( Béer sheeba 😱)

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    1. Article fort interessant et très bien docuenté.
      Je découvre votre site qui est une mine d’informations. Qu’Allah vous récompense.
      Je trouve par ailleurs le commentaire de Causette très pertinent…à creuser donc, toujours et encore… A la recherche de la vérité qui ne saurait être définitivement acquise avant que l’Esprit et la Parole du Seigneur ne reviennent à nous!

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  3. @ lucile merçi et sois la bienvenue.

    Le soucis avec que le commentaire intéressant de causette c’est que un jebel ne peut pas être une montagne avec de la verdure.

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  4. As salam wa alikoum à toutes et à tous,

    En effet ma soeur @Lucile, le commentaire de @Causette est non seulement intéressant mais passionnant et je la remercie sincèrement car c’est un sujet primordial.

    Je suis persuadé que cette région à un lien avec la reine de Saba, ces maudits descendants d’Ibn Wahad ont tout fait et font tout pour effacer l’histoire de l’Arabie comme si ce n’était qu’un vulgaire désert, qu’ils soient brulés éternellement au fin fond de l’enfer inchallah.

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    1. TypicalMuslim, tu veux sans doute dire les Ibn Wahhab (adepte de cet islam talmudique qu ‘est le salafisme de Abd El Wahhab Ibn Saûd?)? Je suis complètement d’accord avec toi concernant le caractère hérétique de la politique menée par les élites qui gouvernent cette merveilleuse région qu’est le Hijaz.
      Mais bon, la vérité éclatera tôt où tard.
      De mon côté, visitant régulièrement la terre sainte de Palestine, je reste persuadée que al wad almuqaddas Tuwa est aux environ de la mosquée d’Al Aqsa dont la terre bénie aura été foulée par tous les prophètes. Mais l’étude proposée ici est juste incroyablement interessante…Allah est plus savant.
      Jazakum Allahu Kheyran

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  5. @ lucile bonjour!

    Non je parle pas des wahabites, je sais pas ou ta vu que je faisais allusion à eux mais dans le com au dessus je parle de montagne puisque le sujet c’est le mont Sinaï, et en ce qui me concerne je penche plus sur l’hypothèse de l’article qui écarte la palestine.
    Mais en tout état cause ALLAH est plus savant !

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    1. Bonjour
      désolée, ma question au sujet des wahhabites concernait le commentaire de Jacksparrow qui disait:
      « Je suis persuadé que cette région a un lien avec la reine de Saba, ces maudits descendants d’Ibn Wahad ont tout fait et font tout pour effacer l’histoire de l’Arabie comme si ce n’était qu’un vulgaire désert »

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  6. Le Mont Sinaï a un rôle bien précis pour la fin des temps car c’est la Sainte Montagne où îša(as) protégera la oumma des gog et magog.
    Et arrivera ensuite l’âge d’or comme en témoigne encore une fois un récit aprocyphe, en l’occurrence le livre d’Enoch et ceçi dès l’ouverture.

    Enoch chapitre 1
    1. Parole de bénédiction d’Hénoch, comment il bénit les élus et les justes qui vivront au jour de l’affliction, pour repousser tous les méchants et les impies .

    2. Hénoch prit donc la parole et , il dit, lui, l’homme juste dont les yeux ont été ouverts par (YHWH), et qui a vu la vision du Saint qui est dans les cieux, que m’ont montrée les Anges : J’ai tout appris d’eux, et j’ai compris, moi, ce que je voyais ; et ce n’est point pour cette génération, mais pour celle qui vient, lointaine.

    3. C’est au sujet des élus que je parle, à leur sujet que je prononce une parabole : Il sortira de sa demeure , le Saint et le Grand.

     4. L’Elohim du monde marchera de là sur la Montagne du Sinaï, et Il apparaîtra au milieu de son armée ; et dans la force de sa puissance Il apparaîtra du haut des cieux.

     5. Et tous seront dans l’épouvante, et les veilleurs trembleront ; la crainte et un grand tremblement les saisiront jusqu’aux extrémités de la terre.

    6. Les hautes montagnes seront ébranlées, et les collines élevées seront abaissées, et elles fondront comme la cire devant la flamme.

    7. Et la terre se déchirera, et tout ce qui est sur la terre périra, et alors aura lieu un jugement sur toutes choses. 

    8. Aux justes Il (Elohim) donnera la paix, et Il gardera les élus ; sur eux reposera la clémence ; ils seront tous d’Elohim, et ils seront heureux, et ils seront bénis, et c’est pour eux que brillera la lumière d’Elohim. 

    9. Et voici, Il vient, avec des myriades de saints pour exercer sur eux le jugement, et Il anéantira les impies, et Il châtiera tout ce qui est chair, pour tout ce qu’ont fait et commis contre lui les pécheurs et les impies.

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    1. En effet ce mont béni est une place centrale et eschatologique, maintenant juste une question mon frère.

      Comment ‘Issa ‘aleyhi salam avec les musulmans et le Mahdi peuvent ils se cacher au sommet d’une montagne alors que les Gog et Magog déferleront des hauteurs ? Ravageant tout ce qui se trouve sur terre.

      Le première chose que tu vois en arrivant du ciel c’est le sommet des montagnes…

      Si on adopte une position profane on en arrive à la conclusion que c’est une drôle de cachette …non ? 🙂 Aussi j’ai du mal à m’imaginer quelques dizaines de milliers de croyants perchés sur une montagne en attendant que ça passe…C’est un peu trop visible…

      J’ai ma petite théorie mais avant j’attends ta réponse.

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  7. @ tony alaykoum salam !

    Ah fréro j’ai repris un passage du livre d’Enoch qui fait le lien entre la sainte montagne, Iša (as) et la fin des temps.

    Je cite notre ami en commun:

    « La véritable montagne sacrée est le mont tor et il se trouve en Arabie, dans la vallée de tuwa. »

    « Le mont tor jouera un rôle à la fin des temps, car c’est la que se réfugiera Iša ibn Maryam (as) avec ses compagnons. »

    Fin de citation

    Et tu sais très bien que l’on pense la même chose à propos de la manière de se cacher.🙂
    Les rochers sont des points de passage entre les mondes. Champs de force tellurique spécifique.
    C’est ce que tu essaies de démontrer à travers le blog et j’adhère cher frère.

    Voilà pourquoi la déferlante gog et magog n’aura aucun impact sur la oumma de la fin des temps.

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  8. As salam aleikoum mes frères! Je suis totalement d’accord avec vous. Grâce à la lumière du Coran vous nous avez apporté des preuves fulgurantes que le mont Sinaï, les jardins paradisiaques, les montagnes serrées, les signes vivants des peuples anciens…,tout se trouve au tour de la maison sacrée. En plus je suis entièrement d’accord que tout ceci nous donne « une terre sacrée », « une terre bénie », « une terre promise ». Donc la mecque? Mais délicatement vous dites que c’est une Ville au Yémen. Alors, en bon escient, soit la véritable mecque se trouve au Yémen ou quelque part d’autre car si on en tient à vos preuves, qui sont si évidentes, la mecque actuelle n’a absolument rien et rien du tout de la savoureuve description que vous avez faite.

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  9. Salam,
    Vous avez omis d’introduire dans votre analyse que la végétation pourrait avoir disparu pour justement qu’on ne puisse pas retrouver Tour et que la végétation reviendrait un peu avant la venue de Issa. Cela afin probablement de protéger Tour car n’oublions pas que sur une partie de cette montagne les commandements ont été révélés à Moussa et donc Tour est « sacré ». Aujourd’hui, plus personne ne respecte le « sacré » et les hommes ne se gêneraient pas de souiller / profaner ce genre de lieu. De plus, nous savons qu’avec le mahdi, la terre donnera à nouveau ses fruits etc. Or le mahdi c’est un peu avant la venue de Issa, que la Paix soit sur lui. En Arabie, des montagnes qui étaient complétement sèches sont devenues verdoyantes cet hiver et le sont restées ! اللهُ أَكْبَر
    Beaucoup pensent que Moussa aurait traversé les eaux via la plage Nuweiba (Nuwayba’al Muzayyinah) qui signifierait « Moïse eau libre » ou « les eaux de moise s’ouvant ». De l’autre côté, et donc en Arabie, se trouveraient les sources d’eau qui leur ont permis de se désaltérer et des roches avec des dessins de vaches ou veaux sur lequel aurait été placé le veau d’or, tout près du Jebel el Lawz. Cette zone est grillagée et il est interdit de s’y rendre. Mais des videos circulent sur le net car certains s’y sont aventurés.

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    1. Leila

      Tout ce que j’ai remarqué légitimement est que votre description coranique de la terre sainte englobe le mont sinaï, la mecque…, et celle-ci s’avère une étude géographique complète, précise et général, pas seulement végétale.
      Alors, je réitère ma question: la mecque actuelle fait-elle partie de la terre bénie?

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  10. @ archo leila

    La vérité est que Moïse était un berger arabe et il travaillait dans un petit village au sud de l’ancienne Arabie appelé “Mizraïm”. (Misr)
    Il partageait le sort de quelques centaines de personnes de sa tribu et non pas les milliers et les milliers qu’on vous donne à voir dans les films hollywoodiens sionistes. L’homme qui régnait sur ce petit village de “Mizraïm” était appelé ‘Faraon/فرعون ’.

    Lorsque Moïse tua un des gardes de Faraon, lui et ses gens s’enfuirent de Mizraïm et retournèrent dans leur terre tribale du nord Yémen, une bande de terre connue sous le nom d”Asir.
    C’est pourquoi cette tribu d’arabes était appelée Asir-alites ou plus connue sous le nom d’Israélites.
    Une fois de plus, arrêtons-nous ici pour remarquer de nouveaux points de changement de paradigme.

    Canaan, dont le nom est répété sans fin dans la bible hébraïque est en fait le territoire de la tribu arabe de Banu Canaan et Banu Kinanah.
    Obsersez l’emplacement de cette tribu sur cette carte.

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  11. Quand la Bible donne le nom d’une montagne d’Arabie occidentale, le Coran ne le fait pas, mais cite plutôt une vallée, une ville ou un autre lieu du voisinage. »

    Exemples : selon la Bible, les anges ont appelé Moïse (Exode, 3, 1 f) dans le buisson ardent sur le mont Horeb (hrb).
    Le Coran dit ceci (20: 12 ; 79/16) : « Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales : car tu es dans la vallée sacrée de Tuwa. » (tw). 

    Dans le Sinaï, il n’y a pas de mont appelé Horeb, malgré les recherches entreprises. 
    Selon certains savants, le buisson ardent qui « brûlait sans se consumer », fait allusion à un volcan. Il n’y a aucune trace d’activité volcanique dans le Sinai, ce qui a en grande partie poussé des chercheurs à à rechercher un mont Horeb ailleurs, notamment en Arabie, dans les régions volcaniques du nord du Hedjaz, voir certains exemples de spécialistes dans le premier message de ce topic.
    Le Coran localise exactement Horeb : une hauteur isolée dans la partie maritime d’Asir, une montagne appelé Djebel Hadi (selon Salibi, on va voir pourquoi).
    Dans ce djebel Hadi se trouve encore aujourd’hui un village appelé Tiwa (tw) qui a donné son nom autrefois, sans doute, à un affluent de la vallée d’un oued appelé Baqarah.
    Sur l’oued Baqarah, existe un village nommé… Harib (avec le même « h » que le « Horeb ») d’où la hauteur de la montagne Hadi a reçu son nom biblique. (dans toutes ces régions il y a des activités volcaniques).

    https://www.google.com/amp/s/www.bladi.info/amp-threads/et-si-tout-la-bible-venait-de-larabie.318220/

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  12. On aperçoit en bas à droite de la carte le Jebel al Nabi Shu’ayb le point culminant qui sert de repère très important pour les marins navigant sur la mer rouge.
    En navigant vers l’ouest on peut atteindre la péninsule sur la côte érythréene qui abrite son plus célèbre port de l’antiquité Adulis.

    Pour en revenir au Jebel de Jéthro c’est dans cette région que Moussa (as) c’est marié avec Séphorah (Zipporah) une « Kushite ».

    Nombre 12 verset 1
    Alors Marie et Aaron parlèrent contre Moïse à l’occasion de la femme Ethiopienne qu’il avait prise, car il avait pris une femme Ethiopienne.

    La région du Jebel al – Nabi Shu’ayb est l’une des plus grosse zones d’activités volcaniques au monde.(Buisson ardent)
    Il existe au Yémen des plateaux composées de coulées de lave atteignant 1000 m d’épaisseur.
    Dans les parties les plus profondes de la mer Rouge, de la lave en fusion continue de bouillonner entre les plaques tectoniques africaine et arabe.
    L’histoire de l’Exode est pleine de références à ce qui devait être une activité volcanique.
    Compte tenu des preuves linguistiques de l’Arabie occidentale, il semble que Jebel al-Nabi Shu’ayb puisse très bien ont été l’Ancien Testament Sinaï.

    Un indice coranique dans la sourate 28 verset 23
    « Et quand il fut arrivé au point d’eau de Madyan, »(…)

    Il faut savoir que :
    Le Yémen est le seul pays de la péninsule arabique qui échappe à la sécheresse.
    De larges puits maçonnés, équipés d’escaliers, permettent de suivre graduellement les fluctuations saisonnières du niveau de l’eau.
    La ressource est pompée puis acheminée par des canaux vers les villes et les champs agricoles.
    Ce pays est appelée depuis toujours « L’Arabie heureuse ».

    http://www.leauquichante.com/index.php?option=com_content&view=article&id=798:puits-au-yemen&catid=22&Itemid=213

    Le Yémen possède des techniques d’irrigation depuis l’antiquité.
    Des barrages, des canaux, des systèmes de dérivation des eaux des wâdis.
    Avec un régime de précipitation d’eau qui leur permettent de favoriser le développement local de l’agriculture.

    Le point d’eau de Madyan est selon moi au Yémen.
    Car les madianites et les ismaélites sont synonymes sur l’on se fit à un autre récit de la péninsule arabique au sud selon Genèse 37

    27. Vendons-le plutôt aux ISMAÉLITES, et ne portons pas la main sur lui, car c’est notre frère, il est de même sang que nous.
    Ses frères furent d’accord.
    28. Et, lorsque les marchands MADIANITES passèrent, ils hissèrent Joseph hors de la citerne et le vendirent aux Ismaélites pour vingt pièces d’argent.
    Ceux-ci l’emmenèrent en Égypte

    L’histoire de Yûssûf (as) vendu au Ismaélites qui empruntaient la route de l’encens .
    Bien sur remplacez Égypte par Mizraïm (le misr coranique )comme ce fut expliqué en long et en large dans le blog est l’affaire est pliée.

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    1. Salam a tous!

      C’est juste pour vous souhaiter un TRES BON RAMADAN!

      J’en profite pour remercier tous ceux qui ont laisse des commentaires, on y apprend tellement!.. Typical t’es juste genial! 🙂

      A tres bientot!

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  13. @ Houd Houd Alaykoum salam !

    Très bon ramadan à toi aussi.

    Merçi beaucoup sa me touche et je te renvoi le compliment.
    C’est en partie grâce à toi tes commentaires et nos échanges m’ont donnés de très bonne piste de recherche.

    Un petit bonus pour bien commencer ce mois béni.

    Une petite carte du Yémen qui localise la capitale San’a.
    Pas très loin est situé le jabal an nabi Shu’ayb.
    En regardant attentivement en haut à gauche on arperçoit un endroit nommé At-Tur.

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    1. En effet, tu as raison, avec tous ces « Nabi » et « Bani »…on a l’impression de feuilleter les pages du Coran… 🙂

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