Afrique : Faux-prophètes et charlatans de la Fin des Temps

Il n’est pas de symptômes plus saisissants de la décadence des sociétés africaines que l’effrayante prolifération des églises de réveil. Aucun pays africain n’est épargné par le phénomène des nouvelles sectes religieuses qui s’y implantent et s’y développent à un rythme qui échappe à tout contrôle. Couples brisés, familles divisées, enfants abandonnés: son ampleur est tel qu’il s’agit bien d’un véritable fléau social aux conséquences aussi dévastatrices que la pandémie du SIDA.

Au nom de Dieu et… du fric!

Au nom de Dieu et… du fric!

Alors qu’elle est en recul un peu partout dans le monde, la foi connaît un regain de santé sur le continent africain grâce aux « Églises de réveil » dont le nombre se chiffre à plusieurs dizaines de milliers. A leur tête, des pasteurs, dont la plupart surfent sur la misère des populations, sur le dos desquelles ils s’engraissent. Réduisant la religion à un véritable business, une entreprise financière aux bénéfices considérables nets d’impôts. Plongée dans un monde où Dieu sert souvent d’alibi pour tondre les brebis.

Encore timide dans les années 1970-1980, le développement des églises dites de réveil  — et « non des sectes », tient à souligner un pasteur togolais —, a pris des allures de déferlante après l’échec des fameuses politiques d’ajustement structurel imposées par les institutions de Bretton Woods dans la décennie 1990. Celles-ci ont en effet eu pour conséquence le désengagement de l’Etat dans bien des secteurs des sociétés africaines avec les privatisations, la réduction drastique des budgets en matière de services publics comme l’éducation, la santé et bien d’autres, l’augmentation des inégalités et de la pauvreté, etc. Résultat : les populations ont perdu toute confiance en l’Etat et se tournent vers la religion. Notamment vers les nouvelles églises, qui se développent à la vitesse grand V surfant sur le « désarroi » des populations. Profitant aussi de la parole retrouvée avec la fin de la période des partis uniques.


Redeemed Christian Church of God, Annual Convention, Camp Ground, Mowe, outskirts of Lagos, Nigeria.

Redeemed Christian Church of God, Annual Convention, Camp Ground, Mowe, outskirts of Lagos, Nigeria.


Issues à la fois de mouvements évangéliques, pentecôtistes, charismatiques et prophétiques, elles poussent comme des champignons. D’Accra à Yaoundé, en passant par Abidjan, Lomé, Cotonou, Libreville, de Kinshasa au Cap, Brazzaville, Bujumbura, etc., ce nouveau christianisme conquiert de plus en plus de terrain avec des fidèles de plus en plus nombreux. Au point de talonner désormais les communautés des « Eglises traditionnelles » d’Afrique subsaharienne.

Mouvement pour le rétablissement des Dix Commandements de Dieu, Eglise de l’armée de l’Eternel, la Vraie Eglise du vrai Dieu, Eglise du Seigneur Jésus-Christ, Eglise du christianisme céleste, Armée de résistance du Seigneur, Eglise du 7è jour, Deepen Life, Born Again, Ministère Va et Raconte, The Synagogue, Church of All Nations, Bethel, Shekina, Ministère du combat spirituel, Eglise du Plein Evangile, Nouvelle Jérusalem, Chapelle des vainqueurs, Assemblée chrétienne Christ lumière des nations… la liste des Eglises évangéliques — des dizaines de milliers — est aussi longue et variée que la voie qui conduit à la vie éternelle et au bonheur ici-bas que promettent les pasteurs. Faute de règlementations, tout individu peut créer une église et s’autoproclamer « Pasteur », « Berger », « Guide », « Prophète », « Commandeur », « Bishop »…

Débouché

Dans un continent où les taux de chômage frôlent les sommets, créer une église est devenu un débouché sur le marché du travail pour certains jeunes diplômés et autres « esprits malins » qui ont senti le bon filon. D’autant que « l’entreprise » ne nécessite pas un gros investissement au départ. Deux bancs et une table, un hangar livré aux quatre vents, une usine désaffectée, un salon d’appartement… suffisent à bâtir un lieu de culte.

Alors, le long des grandes artères ou des petites rues défoncées des villes et villages africains, les églises se suivent comme des grains de chapelet. Sans qu’aucune autorité officielle n’en connaisse exactement le nombre dans son pays, faute souvent de règlementations légales. Et quand elles existent, elles sont loin d’être respectées. «  J’ai reçu l’appel de Dieu pour créer mon Eglise, la loi divine est au-dessus de la loi des hommes », confie Paul Ndzana, pasteur de l’Eglise du Dieu vivant au Cameroun, ajoutant qu’il faut d’abord « obéir à Dieu avant d’obéir aux hommes ».

On dénombrerait aujourd’hui plus de 8 000 Eglises évangéliques pour la seule ville de Kinshasa. Au Cameroun, alors que seules 48 Églises sont autorisées, la capitale, Yaoundé, compterait à elle seule 500 Églises clandestines. Le Bénin, pour sa part, abriterait près de cinq mille de ces nouvelles Églises, et Brazzaville quelque cinq cents.

Mais ces chiffres sont loin de refléter la réalité, faute de statistiques fournies par les spécialistes des religions ou les autorités étatiques. Certaines de ces églises n’ayant jamais déposé de demande de reconnaissance, et leurs déménagements, disparitions, changements de dénomination, scissions, étant fréquents, on a affaire à un paysage très mouvant. Au gré des retombées sonnantes et trébuchantes. Et des gogos à piéger.



« C’est notre sincère prière qu’en nous rendant visite à l’Église de Dieu le Réveil, vous trouviez une solution à vos problèmes ou tout simplement une famille qui vous accepte et fasse renaître en vous l’espoir d’une vie puissante en Christ, Jésus ! », annonce sur son site Internet l’Église de Dieu le Réveil (EDR), en Belgique.

« Vous manquez de travail, d’affection, d’horizon pour progresser ? Venez chez nous et nous vous tirerons d’affaire. Vous ne parvenez pas à décrocher le baccalauréat, la licence, la maîtrise ? Quoi de plus simple : nous vous garantissons un succès rapide », affiche une Église évangélique camerounaise pour attirer le chaland. Euh… pardon, les fidèles !

Un credo en prise directe sur la vie quotidienne, qui surfe sur le chômage, la maladie, la misère des populations délaissées par l’Etat. Les Eglises dites de « réveil » se substituent à ce dernier et promettent, outre le paradis, bonheur, fortune, guérison, paix du cœur et bien d’autres choses encore. Et la mayonnaise prend, car ils sont de plus en plus nombreux ceux qui croient y trouver des solutions à leurs angoisses socioéconomiques, financières ou métaphysiques.

Reste que tout cela a un coût. Mais quand on aime, surtout Dieu, on ne compte pas et les « Eglises éveillées » sont devenues de véritables pompes à fric — « Ce que tu donnes sur Terre, Dieu te le rendra au centuple. » — dont profitent allègrement les pasteurs autoproclamés, qui amassent de véritables fortunes. Même si la plupart des évangélistes sont souvent traités d’escrocs notoires, les fidèles n’hésitent pas à mettre la main à la poche, espérant voir un « miracle » se produire pour résorber tel ou tel autre problème. Entre Christ roi et fric roi, la frontière est illisible.

Tarifs

En Côte d’Ivoire, oublieuses de la sacrosainte charité, certaines Eglises affichent des grilles tarifaires pour les différentes prières d’intercession. Toute femme voulant guérir de sa stérilité devra préparer entre 100 000 et 200 000 F CFA. La prière pour réussir à un concours tourne autour de 50 000 F CFA. Les candidats à l’aventure doivent débourser entre 100 000 et 150 000 F CFA pour obtenir un visa. Devenir riche se négocie à partir de 300 000 F CFA.

« Il y a quelques mois, je suis allée avec mon fils à une croisade de guérison. Dès l’entrée, on nous a remis des enveloppes en nous demandant de donner à Dieu. Les prières ont été faites en fonction des montants. L’orateur a d’abord demandé à ceux qui avaient mis au moins 100 000 F CFA dans leur enveloppe de monter sur l’estrade. Puis ce fut le tour des 50 000 F et plus. Pour nous qui avons donné 500 ou 1000 F CFA, il nous a dit de rester dans la foule. J’ai trouvé cela révoltant », raconte Nadia Koffi, opératrice de saisie à Abidjan. « On ne vient pas dans la maison de Dieu les mains vides », souligne un pasteur d’Afrique centrale.

Au Congo-Brazzaville par exemple, il faut débourser 200 000 F CFA (environ 305 euros) pour faire son entrée à l’Association Louzolo Amour O.P.H., une église congolaise, et impossible d’espérer bénéficier de l’action du Saint-Esprit tant que la totalité de cette somme n’a pas été versée. Dans d’autres églises, à l’inverse de ce qui se pratique dans les « églises traditionnelles », les quêtes s’effectuent essentiellement avec de grosses coupures de billet. « Un business qui marche », confie le pasteur d’une Eglise évangélique de la capitale gabonaise où un culte peut rapporter près d’un million de francs CFA en terme d’offrandes, dîmes et toutes formes de donation, car « nous avons des ministres, des directeurs généraux, enfin… tout le monde comme client », insiste le pasteur.

Les « Églises de réveil » sont un business lucratif et le plus court chemin pour amasser des fortunes. Du Cameroun à la République démocratique du Congo (RDC) et au Congo, de la Côte d’Ivoire au Nigeria, les pasteurs roulent carrosse et sont à la tête de véritables entreprises qui n’ont pas toujours à voir avec la religion. De véritables hommes d’affaires surfant sur la misère de milliers de personnes qui ne savent plus à quel saint se vouer et passent pour des gogos que leurs « bergers » pressurent sans foi ni loi, jusque dans leur dernier retranchement, les amenant parfois à vendre leurs biens ou à les « offrir » simplement à leur « gourou ».

Vendeurs d’illusions, ayant une véritable emprise sur leurs « ouailles », les évangélistes sont souvent au centre de nombreux scandales. Divers témoignages évoquent des cas de viol, séquestration, escroquerie en tout genre, tentative de déstructuration des familles, harcèlement, voire de meurtre ou tentative de meurtre. Ou encore de complicité de meurtre lorsque des fidèles malades meurent faute de soins médicaux, sur instruction des pasteurs qui recommandent la seule prière, Dieu étant réputé être le plus grand des médecins. En Côte d’Ivoire, un fait divers libidinal a récemment fait la une de certains journaux dont on aurait ri si le chaud lapin n’était pas un homme de Dieu : un « prophète » qui couche avec ses fidèles dont des femmes mariées et une femme enceinte ! Ils sont nombreux à alimenter la rubrique faits divers des journaux ivoiriens. Entre scandales sexuels, escroquerie et chantage moral.

Adrienne Adou, jeune femme d’affaires prospère dans la capitale économique ivoirienne raconte : « J’avais fait part au pasteur de mon désir d’enfant. Après des séances de prières et de jeûne, il m’a dit un jour qu’il devait faire une prière spéciale, sa poitrine contre la mienne. J’ai dit non. Quelques jours plus tard, une fidèle m’a dit avoir eu une révélation me concernant. A l’en croire, mon mari n’est pas l’homme que Dieu m’a destiné. Ce fut le coup de trop. J’ai quitté cette Eglise. » Un cas — le départ d’une « Eglise de réveil » — souvent rare, malheureusement.

Une autre Ivoirienne, M.J., cadre dans une multinationale, n’a pas eu cette chance. Elle est décédée il y a cinq ans. Ses parents accusent son époux de l’avoir tuée. Cette jeune femme avait coupé tous liens avec sa famille avant d’épouser son pasteur. « Un pasteur du diable qu’elle a logé, nourri et blanchi pendant des années. Puis elle a sombré dans la démence avant de rendre l’âme. Elle était la deuxième épouse de cet homme qui mourrait de cette façon », soulignent ses parents.

Face à l’inaction des pouvoirs publics, et faute de développement digne de ce nom pour sortir les populations de la misère, laissant le soin aux évangélistes de donner « l’espoir que l’on peut guérir ou sortir de la pauvreté rien qu’en croyant en Dieu et en pratiquant », comme le souligne Magloire Somé, professeur à l’université de Ouagadougou (lire interview p. 68), il est à craindre que les « Eglises de réveil » aient encore de beaux jours devant elles, avec des conséquences encore insondables. Comme les voies du Seigneur !

Par Laure Atmann

© Notre Afrik 55, mai 2015


Congo-Brazzaville : le business de la foi, un véritable fléau social 

Par Césaire NGANGA

Ils se disent eux-mêmes « rescapés par la foi ». Les adeptes des nouvelles églises qui ont essaimé un peu partout dans la capitale brazzavilloise n’imaginent même plus leur vie sans dieu abandonnant pour certains, mari, femme, enfants, famille, travail… C’est dire de l’influence considérable des églises de réveil sur leurs fidèles. Fatigués par des lendemains incertains, minés par la crise sociale, nombreux sont les congolais qui ont échoué dans ces nouvelles religions, d’importation surtout kinoise (RDC), qui fleurissent comme des champignons d’un bout à l’autre de la capitale.

De Bifouiti à Moungali, de l’avenue de l’OUA à l’avenue Itoumbi, le nombre de parcelles transformées en lieux de prière, abritant en réalité des sectes, ne cesse d’augmenter. Si les autorités avancent le chiffre de 288 sectes religieuses en règle, il en demeure autant en situation irrégulière. Et le phénomène n’est pas prêt de s’arrêter tant le pastorat est devenu pour beaucoup d’animateurs des nouvelles églises un gagne-pain sérieux. Mettre à profit les maux qui assaillent les congolais, tel semble être le mot d’ordre de ces nouveaux marchands de dieu.

A défaut du porte à porte, c’est la voie publique qui est réquisitionnée par les prosélytes qui font prière de tout bois pour attirer les adeptes dans leurs cultes devenus pour certains de vraies supérettes d’illusions. En témoignent ces histoires qui sont loin d’être de petites anecdotes que la rue congolaise aime parfois à colporter, derrière lesquelles se lisent de vrais drames familiaux. Elles nous ont toutes été rapportées vécues de près ou de loin par celles et ceux qui ont connu ou connaissent encore l’enfer des sectes. Entre banale affaire d’escroquerie et histoires de mœurs, le burlesque n’est parfois pas très loin du sordide.


Congrégation religieuse de l’Eglise Baptiste Haïtienne Emmanuel dans la communauté Haïtienne de Miami.

Congrégation religieuse de l’Eglise Baptiste Haïtienne Emmanuel dans la communauté Haïtienne de Miami.


Marie Antoinette, appelons là ainsi, ne sait plus à quel saint se vouer depuis que son fils a rejoint un de ces lugubres mouvements religieux d’obédience charismatique. Son malheur, c’est de ne plus du tout le voir. Ce dernier l’accuse de sorcellerie. Pour entrer en contact avec lui, elle doit d’abord observer un jeûne de 30 jours. C’est la condition pour faire fuir le démon qui est en elle, d’après le fils illuminé. Lequel, plongé dans la prière, voici deux ans, aurait trouvé auprès d’un gourou, la délivrance.

Les histoires de mère-sorcière ou mère-démon ne datent pas d’aujourd’hui, mais elles ont pris de l’ampleur avec les nouveaux cultes. A la moindre contrariété de la vie, on s’empresse d’accuser son géniteur. Loin d’être un cas isolé, le parcours de ce fils ressemble à celui des centaines de jeunes congolais qui ont choisi pour s’en sortir le chemin des nombreuses églises de réveil (par opposition à l’Église traditionnelle qualifiée d’église de sommeil, assertion qui a aussi sa part de vérité) que compte désormais la capitale. A l’image de ce jeune étudiant de 27 ans qui a perdu toutes ses économies environ 2 millions de FCFA pour un hypothétique voyage en Europe chez un pasteur « illuminé » au final pas très catholique.

Moine capucin mettant le feu à une case contenant des objets de culte animiste, Sogno, royaume du Kongo, 1740
Moine Capucin mettant le feu à une case contenant des objets de culte animistes, Sogno, royaume du Kongo, 1740

Tout aussi affligeant le sort de ces femmes mariées abandonnant maris et enfants pour aller servir dieu dans ces sectes et qui se retrouvent, en fin de compte, compagnes du gourou. Maris-démons, enfants-démons, les histoires de sorcellerie sont à l’origine de l’éclatement de nombreux foyers. Ainsi, l’embrigadement sectaire de certaines femmes les a conduites soit vers l’abandon du domicile conjugal soit au divorce. Pour les maris, lorsque la femme n’a pas adhéré au culte, c’est le refus pour certains de manger la nourriture de Madame qu’ils jugent impure.

Mais le chemin vers « dieu », via les sectes, est parfois sans retour lorsque d’autres se retrouvent entre la vie et la mort, après avoir observé un jeûne de plusieurs jours. Cette pratique très prisée par les mordus des nouveaux cultes est en passe de devenir un véritable sport populaire qui se pratique seul ou en famille. Ainsi un père de famille, de surcroît médecin, a été amené à faire subir à ses enfants une semaine d’abstinence alimentaire afin dit-il de chasser les démons. La croyance veut qu’elle libère de tous les maux.

5000 FCFA pour une bénédiction avec un seul doigt

Congo Belge, groupe d'écoliers et missionnaire (carte postale, début du XXième siècle)
Congo Belge, groupe d’écoliers et missionnaire (carte postale, début du XXème siècle)

Dans le chapelet des affaires ayant trait aux nouveaux cultes, l’escroquerie tout comme la manipulation ravissent la palme. Mariée à un cadre, Jacqueline est plutôt une SDF (Sans Difficulté Financière). Elle raconte avoir participé avec son mari à une séance de bénédiction pour le moins étrange.

Après avoir entrepris pour ses problèmes de conception un marathon auprès de différents guérisseurs des nouveaux cultes, ils sont finalement tombés sur un spécialiste de la bénédiction libératrice. Mais le couple ignorait que cela se faisait moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Ils réaliseront la supercherie au moment de la séance tant attendue censée redonner espoir au couple. Le gourou demande en effet aux deux époux pour combien ils veulent se faire bénir ? Avec seulement 5000 FCFA en poche, ce jour là, le couple ne repartira qu’avec une bénédiction prononcée avec un seul doigt. Au final, sans effet.

Que dire des jeunes femmes sans le sou à qui les gourous font miroiter une bénédiction en échange d’une partie de jambes en l’air. Dans ce marché de dupes, les enchères sont évidemment élevées. Entre 5000 FCFA et 1MFCFA le prix d’une bénédiction, selon qu’elle est pratiquée avec un seul doigt, deux doigts, une main ou deux mains. De ces affaires la liste est longue et fourmille de cas des plus ahurissants. Du plus naïf des adeptes au plus averti comme ce médecin, personne ne semble être à l’abri. Nul ne résiste en effet aux pouvoirs sombres de ces églises qui ont une influence considérable sur leurs adeptes. Le bon sens semble même faire défaut à quelques notables du pays qui y ont échoué… Car, certaines sectes, vous l’aurez deviné, ont une préférence pour ceux qui tiennent les leviers du pouvoir. Comme quoi Allah ou Yahvé est toujours obligé…

Vierge et Christ noirs. Illustration du syncrétisme religieux caribéen : catholicisme mêlé au vaudou ( né du vodon béninois) .
Vierge et Christ noirs. Illustration du syncrétisme religieux caribéen : catholisisme mêlé au vaudou (né du vaudon béninois).

Ce qu’il faut dire c’est que certaines églises de réveil sont devenues de véritables business et leurs gourous de vrais businessmen au sens plein du terme. Ils y voient un moyen comme un autre de gagner leur vie. Pas étonnant que dans un pays où le chômage touche plus de la moitié de la population active, de nombreux chômeurs déguisés se sont reconvertis dans le pastorat. A la suite, la plupart du temps, nous dit-on, d’une « illumination », d’une « révélation divine ».

Le pastorat est ainsi devenu une voie de reconversion professionnelle parmi tant d’autres. Il ne demande ni qualification, ni diplôme requis. Tout juste de quoi embobiner les consciences c’est-à-dire une maîtrise du verbe et quelque connaissance des évangiles. Ainsi, certains cultes sont carrément devenus des pompes à fric extorquant au besoin leurs fidèles à travers une pratique de remise d’offrande appelée mabomza. Cette pratique ressemble un peu plus à une sorte de vente de “dieu” aux enchères, le salut divin au plus offrant. Nombreux sont les responsables des sectes qui se sont enrichis avec ce système en incitant les fidèles à se dépouiller de leurs biens parfois les plus précieux. On a vu ainsi des hommes et des femmes rivalisaient d’offrandes en liasses de billets de FCFA, bijoux de valeur, objets précieux.

Pour le plus grand bonheur des gourous qui n’hésitent pas à revendre le butin ainsi récolté. « Dieu n’a pas de prix », « Un bon serviteur ne regarde pas sa main qui donne », scandent certains prêcheurs des nouvelles églises qui rivalisent autant de boniments que de pratiques farfelues à l’endroit des adeptes pour mieux les exploiter. De l’eau bénite à l’imposition des mains, en passant par les histoires de marcheurs sur l’eau, de chasseurs de démons ou encore de lavement du corps au Mounganga (savon local) qui doit aussitôt déclencher l’apparition du Christ, la liste est longue aussi bien de pratiques que de légendes sectaires douteuses. Mais elle en dit en long sur l’ampleur de ce qu’il faut bien considérer un fléau social.

Le paradis selon les témoins de Jéhovah
Le Paradis selon les Témoins de Jéhovah. ©prevensectes.com

Il n’est pas de symptômes plus saisissants de la décadence des sociétés africaines que l’effrayante prolifération des églises de réveil. Aucun pays africain n’est épargné par le phénomène des nouvelles sectes religieuses qui s’y implantent et s’y développent à un rythme qui échappe à tout contrôle. Couples brisés, familles divisées, enfants abandonnés: son ampleur est tel qu’il s’agit bien d’un véritable fléau social aux conséquences aussi dévastatrices que la pandémie du SIDA.

Pour saisir la force subversive de ces nouvelles religiosités, il n’est qu’à prendre la mesure des dégâts au sein de nombreuses familles à travers des histoires sus évoquées pour le moins étranges, emblématiques de l’éclatement de la cellule familiale, sans cesse en augmentation, dans la capitale brazzavilloise. A ces histoires dissimulant en réalité de vrais drames familiaux, il n’y a pas vraiment d’épithètes qui conviennent à accoler. Aussi bouleversantes qu’enrageantes, elles traduisent sinon concentrent le profond mal ontologique de l’être africain. Car il faut bien se rendre à l’évidence qu’il s’agit là d’une véritable lame de fond, n’en déplaise à ceux qui verront à travers ces mots qu’une énième partition afropessimiste de la chanson désormais bien connue de la lente agonie du Continent.

Pour ceux qui l’auraient peut être oublié, la pénétration étrangère en Afrique s’est réalisée via les voies divines. De nos jours encore, les chemins vers Dieu demeurent autant de moyens d’asservissement que de perdition, à la seule différence que nous n’avons plus en face le missionnaire blanc, mais bien le frère africain. Si le phénomène sectaire se développe sur le terreau de la misère sociale, il ne faut pas perdre de vue la diversité de ses ressorts intimes. Le premier ressort est celui de la crise identitaire que traversent les sociétés africaines. Cette crise est née du vide mémoriel qu’ont occasionnés les multiples assauts dont le continent africain a fait l’objet à travers le temps (esclavage, colonisation, néocolonialisation, mondialisation etc.).

Ces assauts ont détruit les fondements même de la personnalité collective du Nègre d’Afrique le plongeant ainsi dans le trou noir identitaire. La foi en Dieu s’est imposée comme une forme de béquille culturelle et sociale, devant le déficit de mémoire. Elle est devenue le parapet, sinon la réponse érigée en règle de vie, face aux multiples maux de la vie de tous les jours. La conséquence d’un tel investissement psychique dans la foi c’est bien évidemment l’absence de prise sur la réalité autorisant du même coup la posture du chaos devant les aléas de la vie. Au déficit de mémoire s’ajoutent les désordres chroniques imposés à l’Afrique (Coups d’état, guerres civiles, éliminations physiques, maladies, famines etc.) qui ont ouvert une brèche géante dans laquelle s’engouffrent ces idéologies religieuses régressives. Au détriment de la vraie spiritualité des Noir-e-s.


TB Joshua : Faux-prophète, vrai sorcier et son sanctuaire des  «Miracles», la SCOAN

Le très controversé “prophète” T.B. Joshua, du Nigéria.

Le plus controversé du Nigeria est aussi l’un des plus riches et des plus philanthropiques. T. B Joshua dirige la Synagogue Church Of all Nations (SCOAN), une congrégation qu’il a fondée en 1987, qui accueille plus de 15 000 fidèles chaque dimanche. Le pasteur demeure controversé depuis plusieurs années pour ses pouvoirs inexplicables de guérison de toutes sortes de maladies incurables, notamment le VIH/SIDA, le cancer et la paralysie. Pour les assoiffés de miracles, il s’agit là de la séduction parfaite. L’église possède actuellement des branches au Ghana, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud, et en Grèce. Durant les trois dernières années, Joshua a donné 20 millions de dollars à des programmes d’éducation, de santé et de réhabilitation pour les anciens militants du Delta du Niger. Il possède Emmanuel TV, une chaîne de télévision chrétienne, et est un ami du président ghanéen Atta Mills. Lire :  Les cinq pasteurs les plus riches du Nigéria 


Temitope Balogun Joshua (TB Joshua) – Église: Synagogue Church Of All Nations (SCOAN)
Fortune nette estimée: 10 à 15 millions de dollars

Abominable faux pasteur

Se nomme lui même Joshua en imitation du nom hébreux «Yeshua» de Jésus-Christ. Il aime aussi s’appeler Emmanuel (Dieu est avec nous). Fondateur d’une abominable chaîne de télévision «Emmanuel TV» qui entraîne des millions de personnes à la perdition au travers de faux enseignements, et des pratiques de spiritisme et de magnétisme, (imposition des mains sur le poste téléviseur pour recevoir la délivrance venant de lui à travers les ondes, ce qui n’est rien d’autre que la magie purement et simplement) (à quoi sert il à un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme? Matthieu 7:26)

Date de naissance: 12 juin 1963 en Arigidi au Nigeria
Titre: Prophète
Église: The Synagogue Church of All Nations (SCOAN), en français la Synagogue Église de Toutes les Nations
Quartier général: Lagos, Nigéria
Filiales: Royaume-Uni et Ghana

A reçu un prix d’honneur en 2008 par le gouvernement nigérian et a été voté comme l’homme «Yoruba» de la décennie par le média Pan-Yoruba Irohin-Odua.Il a été reconnu comme l’une des 50 personnes les plus influentes de l’Afrique par Pan magazines -African et classé parmi les plus célèbres du monde. Il est reconnu pour sa popularité avec plus de 1,5 millions de fans sur Facebook et des centaines de vidéos YouTube qui ont amassé des millions de vues

En 2011, selon le magazine Forbes, TB Joshua était le 3ème pasteur le plus riche du Nigéria

Le 12 septembre 2014, près d’une centaine de personnes ont perdu la vie dans l’effondrement d’un bâtiment annexe à la synagogue de TB Joshua, et abritant les délégations étrangères venues assister au séminaire. Un journaliste nigérian l’accuse d’avoir tenté de corrompre la presse pour qu’elle relaie sa version des faits, à savoir la présence d’un avion survolant au-dessus du bâtiment juste au moment du drame , lire ici 

En 2002, le journal Charisma a rapporté dans l’article «Church Leaders Still at Odds Over Credibility of Faith Healer T.B. Joshua», T.B. Joshua accusé comme un escroc, mêlant le christianisme avec des pratiques occultes; il converse avec des anges pendant les sermons, parle de voyager à d’autres endroits dans le domaine de l’esprit. Il aurait demandé aux gens de marcher nus publiquement pour prouver leurs guérisons. Certains dirigeants nigérians affirment que des sacrifices d’animaux ont été effectués dans la synagogue de Joshua pour générer une source de puissance occulte. Ici

Ses propres paroles :

« (Sa rencontre avec Jésus) J’étais dans un état de transe pendant trois jours consécutifs, puis j’ai vu une main pointant une Bible dans mon cœur puis la Bible est entrée dans mon cœur et mon ancien cœur semblait immédiatement immergé dans la Bible. Puis j’ai repris conscience et j’ai vu les apôtres et les prophètes d’autrefois avec quelqu’un dont je ne pouvais voir la tête car il était grand de taille jusqu’au ciel et suspendu, donc je crois qu’il s’agissait de notre Seigneur Jésus-Christ assis au milieu d’eux. Je me suis vu aussi au milieu d’eux. Après un moment, j’ai vu une main du même homme élancé, je ne pouvais pas voir son visage, qui brillait d’une lumière inimaginable, grand jusqu’aux cieux et suspendu dans les airs. Par contre je pouvais voir le visage des autres Apôtres, en particulier les Apôtres Pierre et Paul, les Prophètes Moïse, Elie et bien d’autres. Leurs noms étaient audacieusement écrits sur leur poitrine. J’ai entendu une voix disant: Je suis ton Dieu; Je te donne une mission divine d’aller effectuer le travail du Père céleste. Au même moment, la même main de l’homme de grande taille m’a donné une petite croix et une grosse Bible, plus grande que celle qui entra dans mon cœur avec une promesse que tant que je la garderais appuyée en son temps et en son nom, il me sera donné une croix plus grande, mais si j’échoue c’est le contraire qui se produirait. J’ai aussi entendu une voix du même homme grand de taille, je ne pouvais voir sa tête, disant: Je suis le Seigneur ton Dieu qui était et qui est – Jésus-Christ, donnant des ordres à tous les apôtres et les prophètes. La même voix m’a dit : Je te montrerai les voies merveilleuses, je me révélerai à travers toi, dans l’enseignement, la prédication, les miracles, les signes et les prodiges pour le salut des âmes. Depuis ce temps, j’ai reçu dans ma vision, chaque année en fonction de ma fidélité à Dieu, une plus grande croix ce qui signifie pour moi plus de responsabilités. » Reproches : Ministère reçu des anges déchus .Vends la parole de Dieu (livre, dvd, …). Pratique le voodoo, magie. Source  

 T.B. Joshua, prophète de malheur

Sous le feu des critiques après l’effondrement d’un bâtiment abritant son Église, l’évangélique nigérian crie au complot.

Après avoir, selon la légende, passé quinze mois dans le ventre de sa mère, Temitope Balogun Joshua a vu le jour dans une modeste famille du sud-ouest du Nigeria. Ce 12 juin 1963, rien ne laisse encore présager qu’il deviendra « le prophète », l’un des cinq prédicateurs les plus riches au monde. Aujourd’hui à la tête de l’organisation Synagogue, Church of All Nations (SCOAN), une Église évangélique basée à Lagos et dotée de deux filiales, au Royaume-Uni et au Ghana, il se serait constitué un patrimoine de 10 à 15 millions de dollars (7,8 à 11,7 millions d’euros).

Mais le télévangéliste est décrié depuis l’effondrement d’un immeuble situé dans l’enceinte de la SCOAN, à Lagos, le 12 septembre. Cent quinze de ses fidèles y ont perdu la vie.[sacrifices humains?] Après avoir rechigné à laisser entrer les secours, T.B. Joshua a soudoyé des journalistes afin de répandre sa version des faits. Selon lui, un mystérieux avion aurait survolé l’immeuble, par quatre fois et à basse altitude, avant qu’il s’écroule. Sûrement une tentative d’assassinat, peut-être un complot de Boko Haram, laisse-t-il entendre.

Il aurait vu venir la mort de Michael Jackson, les attentats de Boston, le crash du vol de Malaysia Airlines

Afin de rendre hommage à ses 84 adeptes sud-africains décédés dans la catastrophe, le prédicateur a annoncé son intention de se rendre à Pretoria. Mais l’ANC (Congrès national africain) exige d’abord que les responsabilités du drame soient établies. Dans la tourmente, le célèbre évangélique pourra-t-il compter sur ses soutiens ? Parmi ceux qui l’ont rencontré figurent Winnie Mandela, John Atta Mills, l’ancien chef de l’État ghanéen décédé en 2012, Joyce Banda, la présidente malawite ou encore Morgan Tsvangirai, ex-Premier ministre zimbabwéen et opposant à Mugabe.

Grâce à sa capacité à prédire l’avenir, le prophète autoproclamé aurait vu venir la mort de Michael Jackson, les attentats de Boston, le crash du vol de Malaysia Airlines… mais apparemment pas la catastrophe qui a frappé sa propre Église. source 

Des camerounais dans l’enfer de T.B. Joshua à Lagos

Un communiqué signé du Ministre des relations extérieures, Henri Eyebe Ayissi, met en garde les camerounais qui s’aventurent au Nigeria en quête des «bénédictions» d’un célèbre pasteur nommé T.B Joshua. Révélations diaboliques sur un gourou qui roule les âmes en peine.

Le sieur Owona P., instituteur à Yaoundé est partagé depuis quelques jours entre la rancœur et la pitié envers son épouse Mélanie, mère de leurs trois enfants. Depuis deux semaines, il n’avait aucune nouvelle d’elle. Après une dispute conjugale banale, comme il y en a dans tous les couples paisibles, il ne l’avait pas retrouvée à la maison le soir à son retour. Les enfants pleuraient seuls chez la voisine, la porte grande ouverte du domicile conjugal exposait un dénuement inhabituel de la salle de séjour. La chambre quand à elle avait subi un véritable razzia. Madame avait emporté tout le mobilier et le produit assez consistant d’une récente tontine. Elle était partie. Il avait cherché partout jusqu’au moment où il reçu un coup de fil de détresse de sa femme depuis l’ambassade du Cameroun à Lagos au Nigeria. Elle demandait pardon et souhaitait que son mari lui envoie de quoi rentrer au Cameroun. La vérité de l’histoire est pathétique.

Sur les conseils d’une amie prostituée qui surfe sans résultat depuis plusieurs années chez tous les marabouts de la province pour trouver un mari blanc et aller en Europe, la dame a vendu tous les meubles de la maison en quelques heures (elle méditait apparemment le coup depuis longtemps) et emporté les économies conjugales, pour suivre sa copine qui l’avait convaincu que le Pasteur T.B. Joshua était l’homme le plus fort en exercice dans le domaine des « délivrances ». Elles s’en allèrent à Lagos au Nigéria. Malheureusement le rêve du mari blanc et de l’Europe, devint un cauchemar. Un film d’horreur. Elles furent violées, dépouillées et humiliées par les disciples de «L’homme de Dieu». Pire encore, ce dernier demandait toujours plus d’argent pour la «Consultation» et les «séances de délivrance» dont les résultats ont plutôt donné des malédictions apparemment.

Elles se retrouvèrent désillusionnées, sans le sous et sans espoir d’aller en Europe épouser un blanc, dormant à la belle étoile, à la merci des violeurs et de tous ceux que la ville de Lagos contient de merveilleux brigands. Il ne leur resta que l’ambassade du Cameroun à Lagos, où elles retrouvèrent des dizaines d’autres Camerounais qui sortaient de l’enfer de T.B. Joshua, l’homme de Dieu qui fait des miracles à la télé. Il s’appelle Temitope Balogun Joshua, ceux qui le connaissent avant qu’il ne devienne « homme de Dieu » disent qu’il est né le 12 juin 1963 quelque part au Nigeria.

Une légende encastrée dans les esprits essorés de ses nombreux adeptes prétend qu’il aurait eu une naissance « surnaturelle » après avoir passé 15 mois de gestation dans le ventre sa mère. Il fonda, il y a quelques années, une sorte de sanctuaire des « Miracles » connu sous le nom de Synagogue Church of All Nations, la SCOAN, qui drainent des foules en délires venant chercher des guérisons, des délivrances, et des solutions à toutes sortes de problèmes de la vie. Sa célèbre chaîne de télévision, Emmanuel TV, reçue dans les ménages au Cameroun, achève de donner confiance et espoir aux âmes en peine, par une sorte de spectacularisation à outrance de l’évangile et du ministère qui frise la mise en scène et la prestidigitation. Et même du satanisme.

Des théologiens que nous avons approchés doutent du caractère biblique de ces séances qui sont plutôt propres aux, sectes sataniques. On voit ainsi à Emmanuel TV, pendant les séances de guérison et de délivrance du « prophète T.B. Joshua », des hommes et des femmes hystériques à la limite de la démence, qui crient et se roulent par terre, se pissent et se vomissent dessus ; des femmes qui brandissent des serviettes hygiéniques souillées, des paralytiques qui se lève et « marchent » après imposition des mains et des « déclarations prophétiques » du prophète. Puis suivent les séances d’offrandes et de dîmes.

Le prophète recommande de donner beaucoup pour obtenir de grandes grâces du ciel. En direct on voit des paniers pleins de Naira et de dollars, déposés par des adeptes convaincus qui espèrent se libérer de l’emprise des aléas de la vie terrestre. En plus ou toutes leurs économies pour obtenir plus du ciel. Des témoins de retour de ce pandémonium révèlent que pour obtenir un rendez-vous avec ce Jésus-Christ réincarné, il faut parfois débourser plus de 150.000 FCFA et les sommes vont grandissantes selon le « traitement » et les cas. D’où la détresse, le dénuement et la désillusion des camerounaises et des camerounais refugiés à l’Ambassade du Cameroun à Lagos. Sur le chemin de Damas.

Le Ministre des relations extérieures, dans un communiqué officiel, met en garde tous ceux qui, par naïveté, du fait de la séduction des images envoûtantes de la Chaîne Emmanuel TV ou par détresse, envisage de faire le pèlerinage de la Synagogue Church Of All Nations du pasteur T.B Joshua de Lagos. Ils le feront à leurs risques et périls, selon les termes clairs et édifiants du communiqué du chef de la Diplomatie camerounaise.

Le communiqué indique que : « Sous peine de prendre des mesures, le gouvernement camerounais met ces pèlerins face à leurs responsabilités ». Ceci est motivé par le fait douloureux et honteux que des camerounais et des camerounaises, à la recherche de la délivrance et des bénédictions (mariage, maladie, voyage, travail, succès, fortune, pouvoir…), sitôt arrivés à cette église se retrouvent dans des conditions bestiales et pitoyables. Des femmes violées, plusieurs pèlerins dépouillés de leurs biens et de leur argent de voyage, puis abandonnés à la belle étoile au risque des agressions. Plusieurs cas de décès par assassinat seraient même signalés selon certaines sources. Sans compter d’autres cas qui ne sont pas signalés à l’Ambassade, les victimes éprouvant de la honte à raconter leurs odyssées infernaux sitôt parvenus à sortir de l’enfer.

L’ambassade du Cameroun à Lagos et les locaux des missions consulaires du Cameroun en République fédérale du Nigeria sont ainsi débordés, selon de sources diplomatiques, par l’afflux de camerounais et de camerounaises en détresse et de plaintes de compatriotes partis à la recherche du paradis mais devenus victimes de l’enfer du gourou T.B Joshua. Pourtant des recoupements révèlent que ce pasteur, qui « délivra » le chanteur camerounais Petit Pays, aurait été excommunié de l’Assemblée des églises pentecôtistes du Nigeria qui ne le reconnaît nullement comme chrétien, mais comme membre ou gourou d’une secte qui consulte les démons pour faire ces « miracles » que bassine à longueur de journée sa chaîne de télévision, Emmanuel TV et qui forgent les esprits des âmes en peine ici au Cameroun.

In the name of Jesus. On le dit charitable et très généreux. Mais le spectacle des distributions de sacs de riz à des indigents, retransmis en direct à la télévision, ajoutent à la confusion et se démarquent des enseignements bibliques qui prescrivent une charité discrète autant que les miracles venant de Dieu qui ne doivent souffrir d’aucune publicité encore moins de mondovision. Le ministre des relations extérieures, au vu de la situation actuelle des camerounais en quête de bonheur auprès de T.B Joshua à Lagos, tire la sonnette d’alarme. Mais rien ne dit que cela aura un quelconque effet sur ceux qui veulent aller malgré tout « se chercher » à la Synagogue Church Of All Nations du pasteur T.B Joshua de Lagos au Nigeria.

Ils sont plusieurs au Cameroun, convaincus que la puissance et les bénédictions de cet « Homme de Dieu » ne souffrent d’aucun doute. Ils oublient que Jésus-Christ est dans nos cœurs nos actes de foi, notre pratique des dix commandements et de notre relation avec notre prochain. Avant le communiqué du Ministre des relations extérieures, publié il y a quelques jours, la bible dit bien depuis 2000 ans, en termes d’avertissement: « …Et Jésus, répondant, leur dit : prenez garde que personne ne vous séduise ; car plusieurs viendront en nom disant : moi, je suis le Christ ; et ils en séduiront plusieurs. » Mat. 24, 4. Seigneur, Dieu Tout-puissant, faites que le gouvernement Camerounais puisse aller récupérer ses moutons perdus à la Synagogue Church of All Nations de Lagos, et ceux qui dorment à même le sol dans les locaux de l’ambassade du Cameroun et des consultas du Cameroun au Nigeria. In the Name of Jesus! Alleluia! Amen! source 


Ces dernières années ont été marquées par la croissance fulgurante des sectes évangélistes partout dans le monde, Amérique du sud , Afrique, Maghreb, Moyen-Orient et aujourd’hui l’Asie. La prolifération de ces faux prophètes est un signe annonciateur de la Fin des Temps est n’est pas propre au continent africain mais c’est celui qui est le plus atteint par ce fléau, des charlatans déguisés en apôtre du Christ répandant de fausses doctrines de vulgaires escrocs trouvant là une opportunité commerciale  et charnelle sur le dos de pauvres gens en détresse mais aussi des satanistes qui ne font qu’appliquer le plan de leur maitre car tout ceci répond bien à un plan machiavélique savamment orchestré en vu de préparer les masses à recevoir le Roi des Charlatans, l’ Antéchrist..

       afrik-miracle  Afficher l'image d'origine

Ces faiseurs de « miracles » agitant les foules, leur arrachant des cris d’extase et toutes leurs économies au passage sont bien là pour conditionner les masses , comment ne pas faire un lien direct avec le projet Blue Beam et son futur show céleste qui imitera la « Seconde Venue » du Christ,  stratégie de séduction et de tromperie religieuse sur une vaste échelle mise en scène par les maîtres du nouvel ordre mondial.

Plusieurs projecteurs d’hologrammes seront déployés dans toutes les régions du monde, d’après les croyances religieuses liées à la géographie et à la race sur place. les vieilles religions devront être abolies pour laisser place à la religion du nouvel age et du nouvel ordre mondial représenté par le « dieu » unique, l’Antéchrist, apparu dans le ciel sous les yeux émerveillés de tous. Cette grande mystification aura pour effet de générer un désordre social, politique, culturel et religieux.

Les intentions du projet Blue Beam par Serge Monast :

« Naturellement, cette falsification superbement planifiée résultera en un désordre social sans précédent à grande échelle. Chaque nation condamnera les autres pour cette déception mondiale, des millions de gens perdront la foi et seront possédés par des démons à un niveau jamais observé auparavant. »

eschatologiablog 

7 réflexions au sujet de “Afrique : Faux-prophètes et charlatans de la Fin des Temps”

    1. Allons, voyons, tous les « pseudo-prophètes » sont faux, pour la simple raison qu’il n’en existe pas et n’en a jamais existé des « vrais ». De tous temps les religions et sectes ont seulement servi les intérêts des puissants et bien sûr, les intérêts des fondateurs de religions-sectes eux-mêmes ! À plus forte raison en Afrique om, comme l’explique très bien cet article, N’IMPORTE QUI peut se prévaloir du titre usurpé de « prophète », « pasteur », « prêtre », « apôtre »… Il n’existe pas de diplôme pour la chartlatanerie !

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  1. Ces sorciers ont envahis les quartiers populaires français et c’est une véritable catastrophe pour nos cités . Les vaudoux ont pignon sur rue en France, les sorciers et sorcières sont régularisés en masse par leurs copains talmudo-kabbalistes.

    FRANCE : LES SORCIERS CONGOLAIS AU COEUR DES QUARTIERS

    Autrefois, la sorcellerie était une affaire des gens vivant au pays, mais aujourd’hui, elle concerne même les congolais en Europe, en l’occurrence en France. Depuis une vingtaine d’années, cette pratique s’est amplifiée dans des quartiers de la banlieue parisienne où résident une grande partie de cette population.

    Tout le monde prie et lit la Bible mais les couples, les familles, les amis ne cessent de se diviser à cause de la sorcellerie.

    Beaucoup de croyants sont impliqués dans des pratiques abominables. Et pourtant, ils vont prier tous les dimanches.

    http://kongoespoir21.blogspot.com/2014/04/france-les-sorciers-congolais-au-coeur.html

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  2. Bonjour eschatologiablog,

    Je vous comprendre votre opinion sur le sujet des pasteur.Chaque personne est libre moral de choisie selon sa volonté.
    Je vient de visité votre site-web et j’ai lu de ce que vous avez écrit à leurs sujet.
    Mais mon cœur à été touche quand vous avez parles concernant L’homme de Dieu
    Le Prophète T.B Joshua.
    C’est l’un de Pasteur dans le monde qui enseigner le vrai Amour de Dieu et qui respect toute les Religion,races et ethnique.
    C’est l’un de Pasteur qui fait beaucoup de travail humanitaire dans les monde entier,
    Qui change la vie et les Nations.

    Qui a dit :-« Nous sommes le fils et le fille de Dieu,Que l’amour nous guide »

    voici l’un de vidéo dans les millier de travail humanitaire.

    6DMqzZ5r

    Soyez Bénis,
    Semy

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